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UDAF 41 Observatoire des Familles

Enquête 2003 : "L’Enfance, l’adolescence et la vie en famille"

9 décembre 2005
Synthèse de l’enquête 2003 : "L’Enfance, l’adolescence et la vie en famille
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Enquête 2003 : "L’Enfance, l’adolescence et la vie en famille"

L’Observatoire de la Famille de l’UDAF du Loir-et-Cher a réalisé en 2003 une enquête sur « L’enfance, l’adolescence et la vie en famille ». Le but de cette étude est notamment de permettre de mieux connaître la famille, ainsi que ses opinions sur des grands sujets d’actualité. Lors de la préparation de cette enquête, deux grands thèmes sont apparus comme majeurs : « la scolarité et le développement de l’enfant » et « la délinquance des mineurs ».

Pour réaliser cette enquête, nous avons adressé le questionnaire à 5 000 familles réparties sur tout le département du Loir-et-Cher.

500 questionnaires ont été adressés aux familles par le biais des associations familiales. L’UDAF 41 a également loué un « fichier adresse » de la Poste comportant 4500 familles ayant en charge des enfants de 3 à 18 ans et se répartissant sur l’ensemble de notre département.

L’UDAF du Loir-et-Cher a obtenu 900 réponses qui font l’objet de la synthèse des résultats ci-joints.

I. DESCRIPTIF DE LA POPULATION

Le questionnaire a été rempli par une population relativement jeune, en moyenne 40,5 ans. Nous avons principalement des familles avec des personnes mariées ou en couple mais ayant en moyenne 1,80 enfant vivant au foyer. Il nous faut dès à présent rappeler que ces résultats nous montrent bien que notre échantillon n’est pas tout à fait représentatif de la population nationale, ni même départementale. Il est important de garder ceci à l’esprit lors de l’analyse pour éviter les artéfacts qui nous conduiraient à des conclusions hâtives. Ainsi, au niveau de la catégorie socioprofessionnelle, nous avons une majorité d’employés, notamment chez les femmes. Viennent ensuite les ouvriers et les cadres chez les hommes et les professions intermédiaires pour les femmes.

Nous avons aussi 2,7 % de chômeurs masculins contre 4,6 % des femmes interrogées qui sont au chômage. Puis, parmi les inactifs, nous avons 29 % d’hommes retraités contre 11 % de femmes et enfin 54 % de femmes au foyer. Le taux d’inactivité des répondants du Loir-et-Cher est de 26,4 %, ce qui est l’un des taux les plus bas pour les réponses que nous avons sur la région.

Ce sont principalement des femmes qui ont rempli le questionnaire

75 % des foyers interrogés ont un niveau de ressources supérieur à 1525 euros mensuels.

II. SCOLARITE ET DEVELOPPEMENT DE L’ENFANT

- 1) Scolarisation des enfants

Parmi les répondants, 96 % des personnes avaient 1 ou des enfants scolarisés, c’est le taux le plus élevé de la Région Centre. La plupart de ces enfants sont en primaire et au collège.

- 2) Les Familles et l’école

Avis des familles sur les situations et propositions concernant la vie scolaire.

En règle générale les réponses vont toutes dans le même sens : il semblerait que les individus « consomment » l’école et le système scolaire comme un service qui leur est rendu et qui doit satisfaire à leurs besoins, notamment organisationnels.

Les répondants sont favorables à la semaine de 4 jours, surtout au niveau primaire. La proposition de réserver les après-midi aux activités sportives et artistiques reçoit également une opinion favorable.

L’affectation obligatoire dans l’ établissement de rattachement est jugée peu appréciable et ce d’autant plus dans le niveau secondaire.

Par ailleurs, ils manquent encore d’informations sur les nouveautés à l’école tel le cartable électronique pour lequel nous avons jusqu’à 17% de sans opinion.

Les enquêtés devaient ensuite donner leur sentiment sur le rôle de l’école. Pour eux, le rôle actuel de l’école est de « transmettre un savoir ». Ensuite, l’école doit permettre « d’apprendre à respecter les règles de la société », « d’être avec les autres et d’apprendre à vivre avec eux », puis « d’apprendre un métier », et enfin « d’épanouir l’enfant ». Le fait d’avoir ou non des enfants scolarisés ne modifie pas les réponses, on peut donc penser que les rôles attribués à l’école sont consensuels.

Néanmoins, les classes que nous nommerons ici « aisées » ont une vision particulière de l’école, elle est là pour transmettre un savoir. Alors que les autres classes ont une vision plus large : l’école permettra à leurs enfants de tout connaître de la vie et d’acquérir ce que les parents ne peuvent pas forcément transmettre ; elle est aussi le lieu où les enfants seront confrontés au monde et pourront s’endurcir. En bref, plus on va vers les classes sociales populaires, plus les individus placent leurs espoirs pour leurs enfants dans l’école en privilégiant l’acquisition d’un métier. Lorsque l’on demande à nos interrogés pour quelles raisons ils accepteraient que leurs enfants manquent l’école, on obtient des réponses que l’on qualifiera de « légitimes ». En effet, les raisons de manquer l’école sont tout à fait « respectables » : maladie, violence à l’école. La fatigue et le décalage avec les vacances sont des raisons un peu moins avouables et par conséquent moins choisies. Enfin, les raisons qui ne peuvent être acceptées, même si la réalité des faits est certainement différente, sont le désintérêt pour l’école ou le redoublement. Les situations exceptionnelles (familiales notamment) sont également acceptées par quelques personnes.

- 3) l’absentéisme

Les personnes interrogées ont peur des conséquences de l’absentéisme mais ne semblent pas les relier avec l’éventuelle délinquance de leur enfant. Pour lutter contre l’absentéisme, il semble qu’on ait plus confiance en sa propre action, qu’en celle du corps enseignant. Il faut donc principalement encourager les parents à renouer le dialogue entre les trois acteurs de l’éducation (famille, enfant, enseignant), les parents étant au centre de ce dispositif, plus que le corps enseignant. Les enseignants sont là pour transmettre leur savoir et non pour remédier à des problèmes causés par les enfants, dont la responsabilité semble alors incomber entièrement aux parents.

L’absentéisme scolaire est marqué par une répétition d’absences volontaires et non justifiées dont le nombre total est au moins égal à 4 demi-journées par mois.

Les principales causes relatées pour l’absentéisme sont : la maladie,la violence à l’école,la fatigue,le décalage avec les dates de vacances familiales.Les risques liés à l’absentéisme sont le décrochage scolaire et la marginalisation,la violence et la délinquance,la drogue et l’alcool. Les interrogés ont proposé très peu d’autres risques.

- 4)la délinquance des mineurs

Cette partie concernait la délinquance des mineurs et les actions menées avec les parents pour limiter les récidives et remédier au problème. Les personnes sondées étaient invitées à donner leur avis sur deux mesures (éducative et sanction) concernant les parents de délinquants : la suppression des allocations familiales lorsqu’un enfant est placé en centre éducatif fermé, et la Tutelle aux Prestations Sociales et Familiales.

Il faut remarquer que seules les familles concernées par un enfant à comportement délinquant ont répondu aux questions traitant de ce sujet.

Au cours des cinq dernières années, 11 % des répondants (9 % pour la Région) ont eu un ou plusieurs jeunes dont le comportement pouvait être qualifié de délinquant, alors qu’ils étaient mineurs, dans leur entourage familial. 83 % de ces jeunes sont des garçons qui ont en majorité, entre 14 et 16 ans, le plus jeune avait 9 ans. Parmi les actes délictueux recensés par les interviewés arrivent en premier le vol (38 %), la violence (22 %), la drogue et l’alcool (16 %). D’après certains répondants, les délits vont souvent au moins par deux, vol et violence ; prise de drogue et alcool sont souvent cités ensemble.

Individuellement, les parents mettent des stratégies en place pour éviter la récidive de leurs enfants. Pour ce faire, ils se partagent le travail avec les proches, chacun son rôle, en alliant souvent la répression et la prévention au dialogue. Les parents ont le rôle de l’autorité et utilisent la punition, et les proches ou personnes extérieures professionnelles ont le rôle de surveillance et d’écoute. L’autre possibilité est de tout miser sur la répression ou tout sur la prévention. Nous ne savons pas ici quelle stratégie leur semble la plus efficace. On proposait ensuite des façons d’aider ou de sanctionner les parents de délinquants. Les individus retiennent celle qui leur parait la moins punitive, la Tutelle aux Prestations Sociales Familiales, mais en réalité sans la connaître précisément. Mais ils prennent position quand même et considèrent que si les parents sont touchés par des sanctions, ils seront obligés de regarder le problème.

En ce qui concerne la T.P.S.F. (Tutelle aux Prestations Sociales Familiales) seules 44 % des personnes répondantes connaissent ou ont entendu parler de cette mesure.

- 5) Réponses à la délinquance

Le 2 août 2002, à l’occasion du vote sur le projet de loi d’orientation et de programmation pour la justice, l’Assemblée Nationale adoptait un amendement présenté par M. MARIANI, prévoyant la suspension systématique (le juge n’aurait plus un avis d’appréciation) des allocations familiales aux familles dont l’enfant est placé dans un centre éducatif fermé. Le texte laisse cependant la possibilité au juge de lever la mesure si les parents participent à la prise en charge de l’enfant et facilitent son retour au foyer.

Sans ces éléments de précision, les résultats ont été les suivants : 64 % favorables et 36 % non favorables.

III. LA TUTELLE AUX PRESTATIONS SOCIALES FAMILIALES

Concernant les conséquences de cette mesure, il est difficile d’en faire une analyse précise puisque 50 % des répondants le sont avec un « oui probablement » et qu’une grande majorité ne connaît pas cette mesure.

Toutefois, il se dégage une tendance favorable envers cette mesure d’accompagnement, 85 % pensent qu’elle peut permettre aux parents de prendre davantage conscience de leurs obligations envers leurs enfants et 15 % semblent peu convaincus. Sur les différentes propositions de lutte contre la délinquance, et surtout de la façon de sensibiliser les parents, 93 % des interrogés sont favorables à la mise en œuvre de certaines mesures, dont la T.P.S.F. pour 40 %, et 44 % pour le cumul de la TPSF et la suppression du versement de prestations familiales.

L’idéal serait donc avant tout que les individus, y compris ceux qui ne sont pas concernés par la délinquance pour l’instant, soient plus informés. Mais on peut penser logiquement qu’ils plébisciteront toujours des mesures d’aide ou d’accompagnement.

IV. CONCLUSION

Les personnes qui ont répondu sont en général mariées et le plus souvent elles occupent des postes professionnels de type « Employés » ou « Cadres », avec un niveau scolaire globalement supérieur à la moyenne de la population de ces tranches d’âges.

Elles ont parallèlement des enfants de 0 et 24 ans.

Les personnes sondées dont le niveau social est supérieur à la moyenne de référence, ont une vision de l’école qui est là avant tout pour « transmettre un savoir » tandis que pour les autres, l’école doit permettre à leurs enfants de mieux connaître la « vie » et d’acquérir ce que les parents ne peuvent pas forcément leur transmettre. Ces derniers placent tous leurs espoirs sur l’école.

Au sujet de l ‘absentéisme, il apparaît que les parents aient davantage confiance en leur propre action que celle des enseignants. Les enseignants ne sont-ils pas là pour transmettre un savoir et non pour remédier aux difficultés comportementales des enfants dont la responsabilité semble être du ressort des parents.

La population de l’enquête ne connaît pas de véritables situations de délinquance et de ce fait ne suggère que peu de moyens pour lutter contre ce phénomène qui concerne pourtant tout un chacun. Seules les personnes qui ont connu ou qui connaissent de telles situations, prennent position sur les façons d’y remédier, c’est à dire la mise en œuvre d’actions d’accompagnement et de prévention.

Les stratégies mises en place pour éviter les récidives des enfants sont le plus souvent partagées avec leurs proches en alliant répression-sanction, prévention et dialogue.

Pour conclure en ce qui concerne les méthodes pour aider ou sanctionner les parents d’enfants délinquants, l’on constate que l’approche proposée est celle qui a un caractère peu punitif, souvent par ignorance des retombées d’un tel phénomène.


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