Les familles interpellent les candidats à l’élection présidentielle

La représentation des familles

Pour l’UNAF, la " voix des familles " doit être présente dans tous les champs de la vie publique, aussi bien :

- sur le plan national (par le biais de représentations dans les diverses institutions nationales, dans un fort partenariat avec le Parlement et le Gouvernement, lors de la Conférence annuelle de la famille),
- que sur le plan européen (en organisant cette représentation, en défendant les problématiques familiales devant le Parlement européen, le Conseil de l’Europe, lors de négociations d’accords européens),
- voire sur le plan international (en organisant une représentation de poids au sein des Nations Unies, en défendant les problématiques familiales lors de négociations d’accords internationaux).


La Conférence de la Famille

Pour l’UNAF, il est donc essentiel de fixer les principes de cette rencontre annuelle (périodicité : annuelle ; date : avant les discussions budgétaires ; lieu : Matignon) et de connaître le rôle que vous lui octroierez.


Politique familiale et politique sociale

La politique familiale selon l’UNAF ne peut qu’être globale car elle vise à prendre en compte l’unité de la famille, son évolution dans la durée, ainsi que la multiplicité des fonctions parentales. C’est cette globalité qui la différencie fondamentalement des politiques sociales.

La branche " famille " joue un rôle essentiel dans la politique familiale mise en œuvre aujourd’hui. Il convient de lui conserver l’intégralité de ses ressources financières, afin de développer une politique familiale ambitieuse à la hauteur des responsabilités et des attentes des familles.

En matière de retraite, la législation actuelle prévoit un certain nombre de droits familiaux (assurance vieillesse du parent au foyer, majoration de pension pour enfant à charge, majoration de durée d’assurance). Ces droits visent notamment à compenser les carrières incomplètes des parents, de fait principalement des mères de familles, qui interrompent leur parcours professionnel pour se consacrer à l’éducation de leurs enfants.


Le financement de la protection sociale

Pour l’UNAF, à la logique des dépenses doit correspondre une logique dans le financement. Certaines dépenses de protection sociale s’inscrivent dans un registre de solidarité nationale ; d’autres constituent des revenus de remplacement. Les premières appellent des contributions basées sur une assiette très large (CSG) ; les secondes des financements issus des revenus procurés par l’activité professionnelle.


La dette publique et le pacte intergénérationnel de la République


Familles et fiscalité

L’UNAF rappelle :

- Qu’il doit y avoir égalité de tous, à faculté contributive identique, devant les prélèvements fiscaux ;
- Que tous les revenus, et les revenus de tous, doivent être taxés de la même façon, en fonction des facultés contributives. Ceci implique une connaissance plus fine de tous les revenus (y compris indirects ou en nature) et des revenus de tous, et le renforcement de la lutte contre la fraude fiscale ;
- Que la faculté contributive d’un foyer fiscal intègre le nombre de personnes (donc les enfants) qui composent ce foyer ;
- Qu’il doit y avoir un nécessaire équilibre entre les différents niveaux de prélèvement, en particulier une régulation entre prélèvements d’État et prélèvements territoriaux, afin d’éviter des accumulations insuffisamment contrôlées et excessives ;
- Enfin, que l’exercice de la démocratie exige que l’on pose comme principe essentiel que l’impôt doit rester compréhensible, dans sa philosophie comme dans ses modalités d’application, du citoyen-contribuable. Dans le même esprit, l’UNAF s’oppose à l’extension excessive des impôts réputés " indolores ", qui peuvent concourir à l’augmentation inconsidérée des prélèvements.


Familles et pouvoir d’achat


Familles et emploi

L’UNAF n’a jamais prétendu s’immiscer dans la négociation contractuelle entre employeurs et salariés. Elle souligne cependant que les familles sont en tant que telles porteuses d’intérêts, de points de vue, de contraintes et d’aspirations qui ne peuvent se confondre avec l’expression d’autres intérêts. Elles ont leur place propre dans la négociation civile, où il est indispensable que soit pris en considération l’ensemble des situations.


La conciliation vie familiale / vie professionnelle

Pour l’UNAF, les politiques publiques doivent favoriser une libre articulation non pénalisante entre vie familiale et vie professionnelle. Au-delà d’une politique volontariste de développement et d’adaptation de l’offre de services d’accueil de la petite enfance ; au-delà de la négociation et des accords d’entreprise ; et afin d’accroître la souplesse de la gestion des temps de travail pour permettre un soutien à l’enfant à tous les âges de la vie ; une politique globale de conciliation des temps doit associer l’ensemble des acteurs concernés et doit s’insérer dans une approche territoriale.


De l’orientation scolaire et professionnelle vers l’insertion

L’UNAF propose plusieurs séries de moyens :

1. Améliorer la communication autour des dispositifs actuels en mutualisant les expériences, en demandant l’instauration d’un compte épargne études pour chaque jeune, et en élaborant avec tous les partenaires une charte d’engagement des partenaires.

2. L’association "familles/école/entreprise" doit permettre à chaque jeune de construire les parcours de formation, de valoriser les parcours de promotion et de bâtir un véritable statut du jeune...


Le logement des familles


La qualité du cadre de vie des familles

Pour l’UNAF, chacun, quel que soit son lieu de vie, doit avoir accès aux besoins fondamentaux que sont les énergies, l’eau, etc. et cela à des prix abordables. Sur ces questions qui touchent le cadre de vie des familles aujourd’hui et demain, l’UNAF a intégré la dimension du développement durable dans la politique familiale. Les familles sont au cœur du développement durable : en effet, qui, plus que les familles, est concerné par le devenir des générations futures ?


Droit de la famille

L’UNAF est attachée au maintien des principes actuellement applicables au mariage qui en réserve l’accès aux couples composés d’un homme et d’une femme. Dans l’intérêt supérieur de l’enfant, elle ne souhaite pas que soient remis en cause les principes fondamentaux du droit de la filiation fondé sur le triptyque " un père, une mère, un enfant ". Un enfant a le droit d’avoir un père et une mère, et si les circonstances de la vie peuvent le priver de l’un, de l’autre ou des deux, la société n’a pas à organiser à l’avance une carence de ce type, en autorisant des parents de même sexe à recourir à des gestations artificielles qui la créent délibérément et par avance. L’UNAF souhaite donc le respect du " modèle bioéthique " français.

Concernant le PACS, l’UNAF préconise son amélioration mais dans un cadre évolué, qui serait réservé aux couples de même sexe.

Enfin, après la séparation éventuelle des parents, c’est la philosophie " un enfant a droit à un père et une mère " qui doit l’emporter. L’UNAF met en garde contre toute mesure qui, dans le but de faciliter la vie quotidienne des " familles recomposées ", pourrait favoriser l’effacement du parent " non gardien ".


Responsabilité parentale

Depuis de nombreuses années, les UDAF et l’UNAF sont engagées dans des actions de soutien aux familles et aux parents en particulier. L’instauration des REAAP (Réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents), a été pour l’UNAF l’occasion de confirmer cet engagement préexistant. L’UNAF est favorable à la dynamique créée par ce dispositif qui s’adresse à toutes les familles et où le soutien aux parents s’organise par le respect des personnes (parents, enfants), la valorisation des compétences et la reconnaissance des " bonnes volontés ", le renforcement des repères et de l’autorité. Pour l’UNAF, prendre en compte le parent consiste à le soutenir dans sa capacité à agir et dans sa capacité à penser. Ceci a guidé les travaux menés par l’UNAF en faveur de la médiation familiale. Pour l’UNAF, des déterminants socio-économiques, socio-culturels et socio-politiques, ont contribué à rendre plus problématique l’exercice de la responsabilité éducative des parents.


Familles et médias

Au regard de ces constats, dans un cadre multipartenarial et en relation étroite avec les pouvoirs publics, l’UNAF conduit une politique visant à promouvoir et soutenir la recherche sur les médias, l’information et la formation des parents, l’éducation des mineurs à l’image et au multimédia, la lutte contre les contenus illicites et attentatoires à la dignité humaine, la mise en œuvre de moyens de filtrage et de prévention par la classification par âge des contenus et par le déploiement d’une signalétique jeunesse cohérente pour l’ensemble de l’environnement médiatique familiale. Cette politique prône la co-responsabilité de l’ensemble des acteurs (créateurs et auteurs, professionnels des médias, parents, éducateurs, pouvoirs publics) vis-à-vis de la transmission aux mineurs des représentations virtuelles et médiatisées de soi, de l’autre, des relations humaines et de la société. Elle vise donc à promouvoir la nécessaire mise en cohérence et articulation de tous les dispositifs d’autorégulation, de co-régulation et de régulation dans le respect des libertés individuelles et collectives et notamment de la liberté d’expression. La position de l’UNAF est aujourd’hui largement reconnue par les acteurs concernés.