Commission de lutte contre la pauvreté de l’UNIOPSS du 23 février 2010

15/03/2010

L’UNAF a participé à la Commission de lutte contre la pauvreté de l’UNIOPSS le 23 février 2010.

Les actions menées par la Fédération des centres sociaux ont fait l’objet d’un premier point.
Implantés territorialement (en milieu urbain, ou sur les sites des quartiers populaires), ces centres visent tous les publics y compris les plus précaires.

Les centres exercent trois types d’activités :

- un lieu d’accueil, de renseignements et d’information ;
- un espace de projets à partir d’un intérêt partagé (permettant une démarche collective) ;
- un espace de gestion des questions de citoyenneté, de participation.

Les constats et remontées de terrain laissent apparaître des difficultés d’accès aux droits, à la santé et à l’alimentation (exemple d’enfants fréquentant les centres de loisirs et venant sans goûter) et de bouclage des inscriptions dans les centres.

Les représentants de la fédération des centres sociaux ont fait part des craintes portées par les parents vis-à-vis de la réussite scolaire de leurs enfants. Ils ont constaté des niveaux différents de précarité des publics selon les situations : familles monoparentales, personnes précaires, personnes sans papiers. Les centres sociaux sont des lieux de socialisation et de rencontres qui doivent pour cela perdurer.

Les représentants ont en outre exprimé leurs craintes quant aux désengagements de l’Etat vis-à-vis de leurs actions (accompagnement à la scolarité, appui à la parentalité, accès à l’intégration). La non garantie du soutien des CAF, par la prestation de service Animation globale aux actions, a également été mentionnée.

Les actions menées sont fondées sur des efforts qualitatifs et ne peuvent, de fait, répondre aux indicateurs demandés fondés sur des modèles plus financiers.

Les représentants de la Fédération des centres sociaux ont enfin signalé le manque de liens entre les acteurs locaux, le manque de visibilité des actions possibles vis-à-vis des jeunes (secteur moins "bordé" que celui de la petite enfance), ainsi que les contraintes administratives qui freinent les actions à effectuer, associées à l’agrément national (ex : le suivi du service civique volontaire qui nécessite un travail d’accompagnement des bénéficiaires).

L’Atelier pauvreté du congrès de l’UNIOPSS a fait l’objet d’un second point. Il est constaté un écart de moins en moins important entre le niveau du SMIC et celui du seuil de pauvreté (le niveau du SMIC net étant aujourd’hui à 100 euros au dessus du seuil de pauvreté). Autres constats, la nécessité :
- d’associer à la lutte contre les exclusions la lutte contre les inégalités,
- de relever le niveau des minima sociaux, notamment du RSA socle,
- d’aider les revenus moyens et de créer des articulations (ex : par la fiscalité) entre ceux qui donnent et ceux qui reçoivent.

Un travail est en cours sur la mise en place d’un outil d’accompagnement social et professionnel et sur le contenu des pactes territoriaux d’insertion, inscrits dans la loi portant sur le RSA.

S’agissant de l’accent mis sur la pauvreté des enfants, les participants ont souhaité que ces derniers ne soit pas dissociés de la famille.

@ : hmarchal@unaf.fr

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