Groupe Emploi-Insertion de l’UNIOPSS du 25 février 2010

15/03/2010

Le 25 février 2010, l’UNIOPSS a invité les membres de son groupe de travail Emploi-Insertion à se réunir.

Le décret du 19 février 2010, relatif à la création du fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels, qui rend désormais possible l’accès à la formation des personnes sans emploi en ciblant particulièrement les publics prioritaires, a fait l’objet d’un premier point. Une convention cadre devrait en fixer prochainement les modalités d’application.

Second point abordé, le retour à l’emploi : il vise à préparer les personnes en insertion à retrouver un emploi qui aura été préalablement identifié par le Pôle Emploi. Cette préparation, qui est essentielle et importante pour insérer la personne, pourra être proposée au chômeur ou à la personne peu ou non qualifiée, par son référent, ainsi qu’aux allocataires de minima sociaux. Elle sera accessible aux entreprises d’insertion. Pour les associations de lutte contre les exclusions, il est important que ce retour à l’emploi se concrétise par un engagement réciproque des parties, assorti d’un suivi et d’un accompagnement de la personne sur une durée suffisamment longue.

Les mesures inscrites dans le Grenelle de l’insertion de 2008 ont fait l’objet d’un rapport intermédiaire en décembre 2009. Il était prévue, au premier trimestre 2010, une nouvelle aide, encadrée, dans le cadre du Contrat unique d’insertion, avec plusieurs critères d’éligibilité (publics, territoires, efforts d’insertion) ouvrant droit à une expérimentation grandeur nature pour un échantillon de structures volontaires (structures d’insertion par l’activité économique).

Les associations ont signalé que des interpellations étaient effectivement en cours, avec des séances de travail. Toutefois elles ont rappelé qu’il s’agissait d’aides au poste, versées par les conseils généraux, modulables et encadrées et non forcément stables. Actuellement, ce mode de financement est en cours de construction. Les associations souhaitent aussi que la prise en charge des contrats aidés (y compris pour les associations) via le contrat unique d’insertion puisse se faire jusqu’au seuil de pauvreté. Des soutiens, qui pourraient être associés aux charges sociales aux entreprises, devraient pouvoir exister afin de permettre les recrutements souhaités.

Les associations feront des propositions au Comité de suivi du Grenelle de l’insertion. Elles souhaitent également que soient diffusées les bonnes pratiques existantes vis-à-vis des personnes les plus éloignées de l’emploi, qu’un travail soit également mené entre les associations et les entreprises et que l’accès au fonds ouvrant à la formation professionnelle ne dépende pas du seul statut des personnes. Le critère retenu doit surtout être l’éloignement de l’emploi.

Le renforcement des moyens des missions locales vis-à-vis des jeunes quittant le système scolaire a été annoncé. Les associations ont demandé qu’une meilleure information sur les formations soit faite en direction des jeunes.

@ : hmarchal@unaf.fr

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