Communiqué

Absentéisme scolaire, une réalité loin des idées reçues

31/08/2010

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A la veille de la rentrée, l’UNAF publie une étude qualitative qui permet de mieux comprendre pourquoi les collégiens et lycéens « sèchent » les cours et comment les parents réagissent à ces comportements. La réalité est bien loin des idées reçues !

Principaux enseignements de l’étude

Là où les sondages mesurent, les études qualitatives permettent de comprendre. Cette étude de l’UNAF auprès des adolescents et de leurs parents donne un nouvel éclairage sur l’absentéisme :

- Statistiquement et officiellement mesuré par les absences non justifiées, l’absentéisme recouvre en fait une réalité plus vaste (qui comprend les absences volontaires « régularisées » par les parents ou par les adolescents eux-mêmes).
- L’absentéisme est un engrenage. Il est très difficile de perdre cette mauvaise habitude.
- Le dispositif d’alerte des parents est souvent trop tardif.
- Loin d’être démissionnaires, les parents agissent avec leurs propres moyens, souvent trop tard, souvent trop seuls.
- Parents (et adolescents) sont en demande d’un cadre plus strict de la part de l’établissement scolaire et de dispositifs d’alerte plus réactifs.

Sanctionner les parents n’est pas une solution

Alors que le projet de loi concernant l’absentéisme scolaire revient en débat le 17 septembre au Sénat, l’UNAF renforcée par ces témoignages, réaffirme qu’elle ne partage pas la vision d’un absentéisme scolaire dû à la « démission » des parents et propose aux pouvoirs publics des solutions pour que les adolescents reprennent le chemin de l’école.

1. Mieux informer parents et jeunes au moment de l’entrée dans l’établissement.

2. Mieux relier l’établissement scolaire et les familles par des outils permettant une action rapide dès la première heure de cours « séchée » par l’élève sans attendre que la situation ne se dégrade.

3. Responsabiliser d’avantage l’élève par une reformulation du cadre de fonctionnement de l’école et de la loi au regard de l’obligation scolaire et du devoir d’assiduité ;

4. Accompagner les parents si besoin avant que la sanction ne tombe.

En conclusion, l’UNAF rappelle que l’assiduité scolaire n’est pas facultative même pour des adolescents en apprentissage de l’autonomie. Parents, médias, établissements et experts doivent tenir un discours cohérent, responsable. Il y a un juste milieu entre vision poétique de l’école buissonnière et suppression des allocations familiales !

Accéder à l’étude

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