Commnuniqué de presse n°23.07.09.10

Droits familiaux dans la Réforme des retraites : Ne pas donner d’une main pour reprendre de l’autre !

06/09/2010

Au début de l’examen par les députés du projet de loi portant réforme des retraites, l’UNAF fait le point sur la prise en compte des droits familiaux. Elle souligne les avancées réalisées au profit des familles mais dénonce les reculs engendrés par les « mesures d’âge » pour les mères de famille aux carrières professionnelles plus courtes que celles des hommes.

3 avancées…

L’UNAF salue trois mesures en faveur des familles, qu’elle avait défendues :

- La prorogation de l’assurance veuvage au-delà du 31 décembre 2010 pour combler le vide juridique face aux situations dramatiques des veuves ou veufs dits « précoces » qui perdent leur conjoint avant 55 ans et qui ont souvent encore des enfants à charge.

- L’amorce d’une réflexion de fonds sur la prise en charge au- delà de 2011 du veuvage précoce : la prorogation ne devant pas clore le sujet tout en laissant le temps à la consultation et à la concertation.

- L’amélioration de la compensation des interruptions de carrière liées à la maternité par le report au compte de l’assurée-mère de famille, des indemnités journalières perçues pendant son congé maternité.

… mais les mères encore pénalisées

Les femmes sont plus nombreuses que les hommes à partir à la retraite à 65 ans en raison de carrières professionnelles morcelées et du temps consacré à l’éducation des enfants. Partant de ce constat, le recul progressif de l’âge du taux plein à 67 ans pénalisera prioritairement les mères de famille.

Sans remettre en cause la nécessité d’une réforme des régimes de retraite, toute réforme doit aussi viser à réduire les inégalités les plus flagrantes. Or comme les mesures en faveur de l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ne porteront leurs fruits qu’à long terme, des mécanismes compensatoires sont nécessaires dans l’intervalle.

La Commission des Finances avait adopté un amendement proposé par la députée Chantal Brunel pour maintenir le bénéfice de la retraite à taux plein à 65 ans pour les mères de deux enfants ou plus. L’UNAF demande la reprise de cette disposition lors des débats et souhaite son adoption par le Parlement.

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