Conférence-débat

"L’enfant et la rupture, rupture de l’enfance"

06/12/2004

Conférence-débat du 3 décembre 2004 « L’enfant et la rupture, rupture de l’enfance », organisée par le Conseil National des Barreaux

A l’occasion de cette journée, les juristes ont été confrontés à des regards croisés sur leurs pratiques, à travers les précieuses contributions de pédopsychiatres et de psychocliniciens, qui ont fait état des effets secondaires que peuvent avoir certaines lois.

Voici les principales idées développées :

Concernant la très controversée pratique de la résidence alternée, les psychothérapeutes alertent sur les effets secondaires de la loi sur l’autorité parentale en ce qu’elle provoque des « maladies du lien » entre parents et enfants, mais également entre professionnels qui oeuvrent sur un même champ. Il arrive que le droit entérine l’erreur communément admise par le plus grand nombre.

La loi produit des effets mais il convient avant tout de s’interroger sur les effets que produisent la loi. Il est indispensable de poursuivre un effort de formation en direction des professionnels de la petite enfance. De même qu’il est souhaitable d’inscrire l’idée de la résidence alternée dans les mentalités des parents dès la filiation, afin que les parents aient conscience qu’ils auront à se soutenir toute leur vie et qu’il ne servirait à rien de vouloir priver l’autre de son enfant.

A l’image de la médiation familiale qui se définit comme un processus de construction et de reconstruction du lien familial, il faut intégrer du lien et de l’inter culturalité entre les juristes et les professionnels de la petite enfance. On ne peut pas faire du droit de la famille uniquement entre juristes. L’enjeu consiste à déterminer comment travailler ensemble pour faire vivre les lois. Et lorsque le droit défaille, l’éthique des professionnels doit être en mesure de prendre le relais au profit de l’enfant singulier.

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