CNLE

Installation du nouveau Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE) en présence de l’UNAF

03/01/2011

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L’UNAF a été invitée à la réunion d’installation du nouveau Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE), présidé par Etienne Pinte, le 21 décembre 2010, en présence de Roselyne Bachelot, Ministre des solidarités et de la cohésion sociale et de Benoist Apparu, Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement.

Réduire d’un tiers la pauvreté d’ici à 2012, tel est l’objectif qui a été rappelé par Etienne Pinte. Pour y parvenir, le rapport annuel déclinant le suivi des indicateurs de pauvreté a été présenté ainsi que les différents outils mis en place par l’État. Si les indicateurs dévoilent une baisse du taux de pauvreté ancré dans le temps (depuis 2006 et rapporté au revenu médian), on peut observer une stabilité du taux de pauvreté monétaire comme de l’intensité de la pauvreté depuis 2004. Cette politique s’inscrit dans les objectifs européens de réduction de la pauvreté et d’inclusion et se traduit également dans les plans nationaux propres des États membres.

Aux évaluations quantitatives, il a été affiché la volonté de travailler sur des indicateurs plus qualitatifs des mesures, sur les moyens associés à la lutte contre la pauvreté et sur l’application effective des lois, en renforçant la participation des personnes. Roselyne Bachelot a suggéré en effet que les personnes défavorisées soient davantage associées à l’élaboration et à l’évaluation de la politique d’insertion et à l’examen des situations individuelles, tel que prévu dans la loi RSA, tant au niveau territorial que national, « comme cela existe dans le Comité national d’évaluation du RSA ». Elle a donc demandé au CNLE de composer un groupe de travail chargé de dégager des propositions sur ce sujet.

Les participants ont mis l’accent :

- sur les difficultés rencontrées par les jeunes, qui sont aujourd’hui à prendre en compte,
- sur la nécessité d’aider à l’insertion dès le plus jeune âge au sein du système scolaire et d’accompagner les parents,
- sur le besoin de soutenir, en lien avec le monde associatif, les solidarités familiales et les populations âgées isolées.

Ils ont en outre demandé qu’un plan pluriannuel soit élaboré dans plusieurs domaines : logement, emploi, santé, formation, accès aux droits y compris ceux des personnes migrantes, accès à l’inclusion financière et en termes de parcours d’insertion et de représentations des personnes.

Le renforcement des outils donnés au CNLE via l’Observatoire de la pauvreté et la coordination des politiques a été souligné. Ces outils restent à optimiser et à lier avec d’autres outils existants tels que, par exemple, l’Observatoire des zones urbaines sensibles. Les participants ont demandé à ce que les associations de lutte contre les exclusions soient soutenues afin qu’elles puissent exercer leurs actions en direction des populations en difficultés de manière continue.

Prochaine réunion : le 13 janvier 2011.

Discours
Plus d’infos

|Zoom sur : Qu’est ce que le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale ?

Créé en 1992 par la loi du 1er décembre 1988 relative au revenu minimum d’insertion, le CNLE est rattaché au Premier ministre. Le CNLE :
• assiste le Gouvernement de ses avis sur les questions de portée générale concernant la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale ;
• assure une concertation entre les pouvoirs publics, les associations, les organisations et personnalités qualifiées dans le domaine de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale ;
• anime les réflexions et les coordinations des politiques d’insertion aux plans national et local ;
• réalise ou fait réaliser, notamment par l’Onpes, toute étude nécessaire sur les situations et phénomènes de précarité et d’exclusion sociale.

Il peut être consulté par le Premier ministre sur les projets de textes législatifs et réglementaires et sur les programmes d’action relatifs à l’insertion et à la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.

Il peut être saisi pour avis par les membres du Gouvernement dans les domaines qui relèvent de leurs compétences.

Il peut, de sa propre initiative, proposer aux pouvoirs publics les mesures qui paraissent de nature à améliorer la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
(Source : site du CNLE)|.

@ : hmarchal@unaf.fr

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