L’UNAF a participé à la journée nationale sur le RSA

07/02/2011

L’UNAF a participé le 25 janvier dernier, à la journée nationale sur le RSA, organisée par le ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale. L’ objectif de la rencontre était de faire un point sur la mise en œuvre des pactes territoriaux pour l’insertion (PTI) instaurés par la loi RSA du 1er décembre 2008. Placés sous l’autorité des départements, les PTI visent à structurer la gouvernance locale et à coordonner les actions des différents acteurs afin de favoriser l’insertion sociale et professionnelle.

En introduction, la secrétaire d’Etat auprès de la Ministre des solidarités et de la Cohésion sociale a dressé un bilan national des pactes territoriaux pour l’insertion. Tous les départements ne les ont pas encore élaborés. Quarante départements ont à ce jour réalisé ces pactes, les autres n’ayant pas encore finalisé leurs PTI ou n’ayant pas terminé la phase préparatoire. Il a été rappelé que ces PTI devaient impliquer les usagers.

Par ailleurs, le travail de médiation, de valorisation et de lien entre les associations sur ce point a été souligné et des Conseils généraux ont témoigné sur l’organisation mise en place tendant à définir une politique d’insertion concertée sur un territoire.

Afin de "territorialiser" les réponses, l’ensemble des acteurs prévus dans le texte de loi a été mobilisé et des réunions localisées avec les partenaires et les associations ont été organisées. Dans certains départements , des structures ont été mises en place progressivement et des plans d’actions ont été finalisés sur des objectifs concrets élaborés par domaines : santé mentale et précarité, garde d’enfants, formation, logement…
Dans d’autres départements des réponses plus globales ont été apportées, avec l’envoi de plaquettes d’information ou en mettant en place des équipes pluri-disciplinaires associées à Pôle emploi ou encore, en organisant des Assises territoriales sur les pactes territoriaux en cours d’élaboration, en lien avec les associations et des groupes de travail décentralisés.

Dans certains cas , la place des référents a été valorisée afin de mieux prendre en compte les attentes des publics . En outre, les partenariats et les actions d’écoute ont permis de redynamiser des structures d’insertion (ex : chantiers école) et de mettre en place des formations adaptées à la demande des acteurs économiques.

Les réseaux associatifs ont été consultés dans la rédaction des pactes territoriaux pour l’insertion afin de rendre les dispositifs plus viables et de lever les freins à l’insertion. Les associations ont toutefois attiré l’attention sur les incertitudes pesant sur leurs actions en fonction des budgets qui leur sont alloués.

Il a été demandé que les compétences des personnes exclues soient davantage considérées. De nombreuses actions sont mises en place concernant la mobilité, la construction de l’offre de formation. L’action du département en tant que chef de file a été soulignée. Des actions spécifiques (ex : sur la santé) doivent pouvoir être menées aussi vis à vis des personnes très éloignées de l’emploi.

Enfin, des préconisations ont été faites comme celle d’aller vers une gestion électronique des dossiers et de répondre aux attentes locales ( milieu rural). Les associations de solidarité ont soulevé à nouveau la question de l’insertion et de l’accompagnement des personnes exclues, de leur place dans le dispositif d’insertion et dans le pacte territorial . Les changements constants des financements et des règles (ex : contrats aidés ) ont été regrettés. Il a été demandé qu’une réponse globale aux difficultés soit apportée pour les différents publics comme les jeunes par exemple.

Les représentants des départements ont évoqué les contraintes pesant sur eux en raison des différentes politiques qu’ils ont à mener : politiques d’insertion, de lutte contre la pauvreté et politiques de prise en charge des personnes dépendantes.

La Ministre des solidarités et de la cohésion sociale a conclu la journée en insistant sur l’importance d’inscrire l’insertion dans la durée par un portage politique fort . Elle a également insisté sur la nécessité de mener cette politique au plus près des territoires et sur la dimension transversale des différentes actions qui devront être régulièrement évaluées.

@ : hmarchal@unaf.fr

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