Lancement du Débat national sur la dépendance au Conseil Economique, Social et Environnemental

14/02/2011

Mardi 8 février au Conseil Économique, Social et Environnemental, en présence de François Fondard, Président de l’UNAF, de Guillemette Leneveu, Directrice Générale de l’UNAF et de l’ensemble du Groupe de l’UNAF au CESE, s’est tenu un colloque intitulé "débat national sur la dépendance : poser les enjeux".

Au sommaire de ce colloque et autour des deux ministres en charge du dossier de la dépendance Madame Roselyne Bachelot et Madame Marie-Anne Montchamp, deux tables rondes ont porté respectivement sur les « Enjeux du vieillissement pour la société française » et « Assurer une prise en charge de qualité des personnes âgées dépendantes »

Le Président de la République est venu clore le colloque par un discours pour préciser les enjeux de la réforme et son calendrier. Le Président de la République a tiré la sonnette d’alarme sur l’urgence démographique de traiter de la question de la dépendance dans toutes ses dimensions. « Il nous faut inscrire le traitement de la dépendance dans ce grand mouvement de réinsertion de la vieillesse dans la vie sociale. »

Sur la place des familles dans cette réforme, le Président de la République a pris le temps d’un développement particulier : «  La société est là pour accompagner les familles, les soutenir, les aider, les soulager, mais j’affirme que la société n’est pas là pour remplacer les familles. C’est un autre choix politique très fort dans mon esprit. La société ne remplacera jamais la famille. Elle doit aider la famille, elle doit soutenir la famille, mais elle ne peut pas la remplacer. La société est là pour permettre aux familles de faire vivre les valeurs de partage qui unissent les générations entre elles et non pour leur signifier qu’elles n’auraient plus aucun rôle à jouer parce que ces valeurs seraient dépassées. Mais alors si ces valeurs sont dépassées, que transmettrions-nous à nos enfants ? Ces valeurs ne sont pas dépassées. Et le débat sur la dépendance et les décisions que nous allons prendre, sont l’occasion de parler de ces valeurs et de les faire triompher.  »

Sur le terrain du financement de la dépendance, le Président de la République est revenu à plusieurs reprises sur le sujet pour en préciser les contours pas touches successives : « il nous faut réfléchir à un nouveau financement. Nous devons chercher ensemble la meilleure solution à la fois du point de vue de la justice et de l’économie »... « Il nous faut sans doute inventer autre chose que le modèle traditionnel de couverture des risques par la sécurité sociale. Je n’ai pas pour autant parlé par hasard d’un cinquième risque. Mais parce que je souhaitais que la couverture de ce risque, quel que soit le mode de financement, obéisse elle aussi aux principes d’universalité et de paritarisme qui gouvernent les quatre branches de la sécurité sociale. » … « Il nous faut donc réfléchir à un nouveau financement. Nous devons chercher ensemble la meilleure solution à la fois du point de vue de la justice et de l’économie. Taxer davantage le travail et en augmenter le coût ne conduira qu’à une délocalisation encore plus importante de nos emplois. Cela ne peut pas fonctionner, je ferme cette voie.  » … « Aussi, je demande à chacun d’entre vous d’examiner toutes les autres options possibles, de n’écarter d’emblée aucune solution, y compris celle de l’assurance, pour des a priori idéologiques. L’idéologie n’a rien à faire dans une affaire de cette importance et de cette humanité. »

Sur le calendrier, le chef de l’État a réaffirmé que le projet de loi devrait être prêt avant l’été, pour un examen par le Parlement à l’automne prochain.

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