Budapest, 28 et 29 mars 2011 : participation de l’UNAF au séminaire "L’Europe pour les familles, les familles pour l’Europe"

04/04/2011

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L’UNAF, représentée par Gilles Séraphin, Sous-directeur responsable des Recherches, Etudes et Actions politiques, a assisté au séminaire "L’Europe pour les familles, les familles pour l’Europe" (Budapest, 28 et 29 mars) organisé par la Hongrie qui assure actuellement la Présidence du Conseil des ministres de l’Union européenne. Lire

En effet, pour les six mois de la présidence, ce pays, connaissant un solde démographique négatif, met au cœur de ses orientations politiques la politique familiale. Plus d’infos.

Pour l’ouverture du colloque, les trois pays assurant successivement cette présidence se sont exprimés. Chacun a exposé une vison distincte de la politique familiale.

La Hongrie, inquiète d’une perspective de déclin (situation qu’elle estime avoir déjà éprouvé dans une histoire très tourmentée...) a comme objectif de politique familiale, un renouveau démographique, donc un renforcement de la vitalité nationale.

Le Ministre belge estime en revanche que la politique familiale doit répondre au souci de la recherche du bien-être pour l’ensemble des familles.

Enfin, la Ministre espagnole a centré son discours sur le thème de la liberté : liberté des choix, des modes de vie, des projets. Selon elle, la politique familiale ne doit donc pas aller à l’encontre de cette liberté mais au contraire la favoriser.

Durant les conférences qui ont suivi, la France a sans cesse été montrée en exemple. La conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle, les aides variées aux familles, la représentation familiale, etc... ont été autant d’aspects positifs portés à son crédit.

Gilles Séraphin est intervenu pour rappeler également un autre point fort de la situation française. Le principe de la politique familiale fait l’objet d’un quasi consensus dans notre pays. Certes, des oppositions se font jour quant aux diverses politiques à mener, sur le plan fiscal, des modes de garde, etc... mais l’ensemble de la société ne semble pas remettre en cause le principe selon lequel les familles doivent être soutenues.
Ainsi, ce principe de la politique familiale ne fait pas l’objet d’une opposition politique, comme c’est le cas dans d’autres pays de l’Union.
Sur ce principe, institutionnalisé en 1945, la politique familiale est identifiée comme un champ des politiques publiques distinct. Surtout, les bases de la politique familiale bénéficient d’une grande pérennité depuis cette époque.
Ainsi, les familles ont confiance. Elles savent qu’elles seront soutenues, notamment dans leurs projets d’enfants. Cette confiance est l’une des sources, semblerait-il, du succès démographique de notre pays.
Etude INED Familles et crise.

A noter également que lors de ce séminaire, Yves Buffetaut et Béatrice Ouin, du Comité économique et social européen, ont présenté leur avant-projet d’avis exploratoire intitulé "Le rôle de la politique familiale dans le processus de changement démographique afin de partager les meilleures pratiques dans les États membres". Cet avis sera prochainement discuté au CESE.
Joseph Guimet, Vice-président de l’UNAF et membre du groupe d’étude, a défendu les positions de l’UNAF et présentera, si besoin, des amendements.

@ : gseraphin@unaf.fr


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