Premières Assises nationales de la qualité de l’air - 6-7 avril 2011

11/04/2011

L’UNAF a suivi les premières Assises nationales de la qualité de l’air qui se sont tenues à Paris, les 6 et 7 avril 2011, sous l’égide du ministère du Développement durable et de l’Ademe. Objectif majeur de ces rencontres : inciter les parties prenantes à passer à l’action et plus particulièrement les élus locaux en charge de politiques territoriales qui devraient, à l’avenir, être plus ambitieuses en ce domaine.

L’amélioration de la qualité de l’air est devenue un enjeu émergent de santé publique avec 42 000 morts prématurés dénombrés chaque année dus aux particules fines PM 2,5. Un autre enjeu, celui-ci financier, se profile avec le contentieux européen relatif à 16 territoires devant entraîner de lourdes amendes en raison de non respect des normes européennes.

Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé le lancement de 8 ZAPA (zone d’actions prioritaires pour l’air), chargées de redynamiser les centres-villes et de favoriser l’émergence de nouveaux modèles d’organisation de l’espace urbain et de services tels que des plates-formes d’éco-logistique pour la livraison de marchandises en ville. Les huit collectivités candidates volontaires porteuses du projet auront trois ans pour concrétiser la démarche autour de la restriction d’accès aux véhicules les plus polluants et bénéficieront des résultats de la consultation publique relative à l’arrêté de classement desdits véhicules.

Néanmoins, un besoin d’harmonisation européenne entre les différentes expérimentations, tant à Londres, qu’à Berlin, qu’en France en matière de "low emissions zones" devrait se concrétiser pour proposer un cadre référent permettant leur généralisation.

La ministre a annoncé la prochaine signature du décret formalisant la déclinaison locale du Plan Particules conformément aux engagements du Grenelle par la mise en place de Schémas régionaux du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE) où ces trois questions seront enfin traitées dans une même instance.

Ce qui est apparu dans les débats, c’est que la parole des familles est primordiale dans la recherche et la mise en action de solutions de réduction de pollutions atmosphériques, car se sont bien elles qui se déplacent, habitent, travaillent, vont chercher les enfants à l’école, emmènent leurs enfants chez le médecin pour soigner allergies et asthme, sensibilisent et éduquent. Elles posent un regard global, transversal et prospectif sur les politiques mises en œuvre et sont des expertes du vécu.

Les outils de concertation, tant publics (Plan particules, Plan régional de la qualité de l’air, Plan de déplacements urbains), que privés (Plan de déplacement en entreprise), devraient permettre d’intégrer les familles dans les débats et la coproduction de solutions aux bénéfices de tous.

La question de la qualité de l’air intérieur devrait être l’objet, en principe, de prochaines Assisses nationales de la Qualité de l’air.

@ : ssitbon@unaf.fr

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