Commission Internationale pour les Relations du Couple et de la Famille : « La famille et l’assistance sociale : un "mariage" réussi ? »

06/06/2011

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Près de 80 participants issus de 17 pays et acteurs dans différentes disciplines se sont réunis fin mai à Gand, Belgique, pour trois jours intenses de conférences, ateliers, groupes de discussions et échanges informels.

Le thème proposé cette année a une fois encore suscité de nombreux partages d’expériences, tant l’équilibre entre l’assistance et la responsabilité personnelle est mis en question quand une famille est en difficulté.

On a ainsi pu entendre l’intervention de Veerle BEEL, journaliste flamande, qui a expliqué en quoi une éthique du journalisme peut se trouver en confrontation avec la nécessité de faire du sensationnel avec les drames familiaux. Selon elle, les professionnels familiaux et sociaux doivent faire mieux connaître aux journalistes la nature du soutien qu’ils apportent aux familles et plaide pour une meilleure connaissance mutuelle.

Cathy AYMER, enseignante pour les filières de travailleurs sociaux à l’Université au Royaume-Uni, est intervenue sur les particularités du travail social avec les familles noires et les minorités ethniques au Royaume Uni. Elle a attiré l’attention sur la vie familiale qui avait entouré l’immigration c’est-à-dire la phase d’émigration : la décision des parents de quitter leur pays d’origine, la famille parfois séparée temporairement avec les enfants restés au pays avec les grands-parents jusqu’à ce que les parents puissent les faire venir, avec les conséquences de cet « abandon » et de ce glissement de la responsabilité éducative vers la génération au-dessus, etc… sans compter les dilemmes entre intégration et assimilation posés très officiellement aujourd’hui.

Une universitaire allemande de la Faculté de travail social de Landshut, Barbara THIESSEN, est quant à elle intervenue sur l’éventuelle différence, à travers le soutien aux familles, entre le modèle familial de la famille et celui auquel se réfère le travailleur social ; la place des hommes, des femmes, les choix du couple… Elle suggère de remplacer le modèle de « bonne famille », qui comporterait une pression particulière sur les mères, par celui de « famille suffisamment bonne », en intégrant une variable de mesure selon les revenus et les conditions de vie (relativiser les modèles).

Enfin, dans le cadre de 9 groupes de travail, des expériences nationales, associatives ou professionnelles ont été présentées, venant de Russie (citoyens âgés et travailleur social), du Royaume-Uni (travail social systémique), de Belgique (l’engagement parental dans le soutien aux familles, et aussi les projets de recherche européenne sur les besoins des familles avec la Family Platform), de Hongrie (programmes de soutien bénévole pour les familles et leur effets), d’Allemagne (valeurs éthiques dans l’éducation familiale et valeurs des intervenants sociaux).

L’édition 2011 de la Conférence annuelle était organisée avec le soutien du Gouvernement Flamand, de la Province des Flandres orientales et du Département belge pour le Bien-être, la santé publique et la famille.

Les interventions (en anglais) à cette conférence peuvent être demandées au secrétariat de la Commission.

L’UNAF était représentée à cette conférence par Marie de Blic, administratrice de l’UNAF.

Commission Board members

Présentation de la conférence et aussi http://www.iccfr.org/en/conferences/our_next_conference.php

Présentation de l’ICCFR

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