Nancy les 25 & 26 juin 2011 : Assemblée générale de l’UNAF : "Réflexions et débats autour des grands choix de politique économique et sociale qui influenceront la politique familiale dans les 5 années à venir"

17/06/2011

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Voir aussi Assemblée Générale UNAF 2011 : l’économie et la démographie en débats

A l’occasion de sa prochaine Assemblée générale qui se tiendra au Palais des congrès de Nancy les 25 et 26 juin prochains, l’UNAF réunira l’ensemble de ses adhérents en présence de Roselyne Bachelot-Narquin ministre des solidarités et de la cohésion sociale et de Nadine Morano, ministre chargée de l’apprentissage et de la formation professionnelle.

Cette année, l’UNAF a choisi d’orienter sa réflexion et ses débats autour des grands choix de politique économique et sociale qui influenceront la politique familiale dans les 5 années à venir.

Pour en parler et nourrir la réflexion, l’UNAF a invité deux experts, Thomas Piketty, directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociale (EHSEE) et professeur à l’École d’économie de Paris et Olivier Thévenon, démographe, chercheur à l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED) et à l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE).

Présentation de Thomas Piketty


Thomas Piketty est professeur à l’École d’économie de Paris et directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales.

Il est spécialiste de l’étude des inégalités économiques. Ses travaux dans ce domaine sont multiples : d’abord théoriques et normatifs, ils ont pris, à partir de la fin des années 1990, une perspective historique et comparative. Il engage un travail de recherche sur les inégalités de revenus en France au cours du 20ème siècle, en approfondissant particulièrement la question de l’évolution des hauts revenus, puis élargit ses travaux aux pays de l’OCDE.

Ces recherches ont permis de faire ressortir que les inégalités de revenus ont fortement baissé au XXème siècle en France, essentiellement après la Seconde Guerre mondiale.

Cette baisse des inégalités est, pour une large part, due à la diminution des inégalités de patrimoine, tandis que les inégalités salariales restaient stables. Pour Thomas Piketty, cette baisse résulte de l’effet de la création de l’impôt sur le revenu, et du fort accroissement de sa progressivité après la guerre, qui a entravé la dynamique de l’accumulation patrimoniale, en diminuant l’épargne disponible pour les plus grandes fortunes.

Pour cette raison, Thomas Piketty est très défavorable aux baisses de la fiscalité intervenues depuis les années 1990 car celles-ci auront pour lui comme conséquence probable la reconstitution de ces grandes fortunes.

Parallèlement à ces études qui forment le cœur de son travail, Thomas Piketty a publié dans d’autres domaines, souvent en lien avec la question des inégalités économiques.
Il s’est ainsi intéressé aux inégalités scolaires, dans lesquelles il voit une cause importante de la persistance des inégalités salariales, et donc économiques. En 2008, il a publié un court ouvrage sur l’avenir du système de retraite par répartition, où il prône la mise en place d’un système de points à la Suédoise.

En janvier 2011, il publie avec Camille Landais et Emmanuel Saez « Pour une révolution fiscale », un ouvrage dans lequel il préconise la fusion de l’impôt sur le revenu et de la CSG en un nouvel impôt sur le revenu, qui serait, selon lui, plus juste socialement, plus compréhensible par le citoyen et qui permettrait de taxer efficacement les revenus du capital sans pour autant augmenter l’ensemble des impôts et des prélèvements sociaux.


Présentation d’Olivier Thévenon

Économiste à l’Institut National d’Etudes Démographiques et à l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (Division des Politiques Sociales), les domaines de recherche d’Olivier Thévenon incluent principalement la comparaison des politiques sociales et familiales dans les pays de l’OCDE et leurs effets sur l’emploi des femmes, la fécondité et la conciliation entre travail et vie familiale.

Il a ainsi mené une large enquête dont l’objet était d’identifier les déterminants de la fécondité basse de la majorité des pays européens et les facteurs pouvant expliquer les disparités observées en Europe.

Il participe également au développement de la Base de Données sur la Famille de l’OCDE. Les publications issues de cette base de données sont « Bébés et Employeurs », « Améliorer le bien-être des enfants » et, en avril 2001 « Améliorer le bien-être des familles ».

Le dernier volet de cette large étude analyse et propose des réponses sur la progression des prestations au titre de la famille et leurs évolutions selon l’âge de l’enfant, sur les incidences de la crise sur les aides publiques aux familles, sur la meilleure façon d’aider les adultes à avoir le nombre d’enfants qu’ils souhaitent, sur les effets des dispositifs de congé parental sur l’offre de main d’œuvre féminine et sur le bien-être des enfant, sur les freins à l’emploi parental, sur les mesures les plus adaptées pour réduire la pauvreté des familles monoparentales. Cet ouvrage, publié pour le moment uniquement en anglais, est en cours de traduction en français.

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