L’UNAF a participé à une table-ronde : « Sciences climatiques et négociations internationales : quels chemins possibles vers 2050 ?

25/07/2011

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Le 18 juillet dernier à Paris, l’UNAF, représentée par Simone Sitbon, Chargée de mission, a assisté à une table-ronde/débat organisée par Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement : « Sciences climatiques et négociations internationales : quels chemins possibles vers 2050 ? »

Rajendra K. Pachauri, président du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et Serge Lepeltier, ambassadeur en charge des négociations sur le changement climatique étaient présents et ont exprimé leurs doutes et leurs espoirs quant aux prochaines échéances de l’agenda dont celle de Durban fin 2011 et Rio+20 en juin 2012.

Selon Rajendra K. Pachauri, "les questions de la responsabilité de l’homme et de la réalité du changement climatique ne sont plus d’actualité puisque la quasi communauté scientifique, et à l’unanimité les experts du GIEC (3000 actuellement), l’ont démontré. Les effets se font déjà ressentir et l’atténuation ainsi que l’adaptation sont des enjeux majeurs des politiques publiques et appellent une mobilisation générale et ce pendant les prochains 40 ans à venir".

Laurence Tubiana, experte économiste aux négociations internationales sur le changement climatique était également présente, a alerté sur la démographie galopante dans les pays émergents, la fin programmée des énergies fossiles, la nécessaire réconciliation de l’homme avec la nature qui fait que notre modèle de développement est dans l’impasse. Plus on agit tôt moins l’addition sera sévère (rapport Stiglitz). Tel est le leitmotiv des experts économistes internationaux qui tirent le signal d’alarme pour que les investissements, entre autres, dans les énergies renouvelables se fassent très rapidement.

Pour Serge Lepeltier, les pays individuellement, mais aussi l’Europe, l’Afrique, l’Amérique du Nord... doivent s’entendre sur une ambition, un cadre juridique contraignant pour tous, l’opérationnalité du fonds vert créé à Cancun et une solidarité envers les plus démunis, pour assurer la transition de notre civilisation.
Il semble que, pour l’instant, des indécisions pèsent sur les positionnements des différents gouvernements et pourraient mettre en cause les accords passés.

Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement déclare que la France est en pointe dans les propositions et entend jouer un rôle influent dans les négociations. Notons que le 5e rapport d’évaluation du GIEC est en préparation et sera rendu public en 2014.

Site web du GIEC

La France présente son plan d’adaptation au changement climatique

@ :ssitbon@unaf.fr

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