Plénière

Les échos du CESE : "Les inégalités à l’école" & "Bilan et perspectives du programme national de renouvellement urbains"

19/09/2011

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Le groupe de l’UNAF a participé les 13 et 14 septembre 2011, à la séance plénière du Conseil économique social et environnemental avec, à l’ordre du jour "Les inégalités à l’école", rapporteur Xavier Nau, au nom de la Section de l’éducation, de la culture et de la communication et "Bilan et perspectives du programme national de renouvellement urbains (action de l’ANRU)", rapporteure Mme Marie-Noëlle Lienemann au nom de la Section de l’aménagement durable des territoires.

Retrouvez la déclaration du groupe de l’UNAF sur ces deux sujets.

Les inégalités à l’école

La modernisation du service éducatif a contribué à corriger les inégalités sociales en démocratisant l’accès aux diplômes.

Pourtant chaque année, 150 000 élèves quittent encore le système scolaire sans diplôme, soit un jeune sur cinq. Le diplôme demeure un élément indispensable pour s’insérer sur le marché du travail et ensuite évoluer dans un parcours professionnel.

L’éducation étant la première responsabilité des parents, tous placent la réussite scolaire de leurs enfants au premier rang de leur préoccupation. Pour autant, les moyens dont ils disposent ne sont pas égaux pour accompagner leurs enfants.

Ainsi lutter contre l’échec scolaire nécessite une réflexion et une implication de l’ensemble des acteurs de l’éducation et en particulier de la Communauté Educative.

Monsieur le rapporteur, vous soulignez dans le rapport les disparités présentes dès le début de la vie scolaire. Ceci démontre que l’on doit agir vite si l’on veut éviter de trop lourdes séquelles pour l’enfant en construction.

Si l’institution familiale, dans son ensemble, est favorable à la scolarisation dès 3 ans, dans l’intérêt de l’enfant, la scolarité à 2 ans n’est pas la solution adaptée.

C’est pourquoi l’UNAF encourage des lieux de garde près du site de l’école plus en adéquation avec les besoins de l’enfant.

Le Groupe de l’UNAF rappelle l’importance du dépistage précoce, dès la maternelle pour empêcher que les troubles de la vue, de l’ouïe ou la dyslexie handicapent l’acquisition de savoirs nécessaires à l’entrée au cours préparatoire.

Le Groupe de l’UNAF partage l’objectif de l’avis sur l’urgence de renouer avec une véritable ambition éducative. Aussi, pour donner du sens à l’obligation scolaire, ne faudrait-il pas instaurer une obligation de résultat ? Celle-ci imposerait dès lors aux enseignants de porter une attention particulière aux enfants en difficulté pour qu’au moment de l’orientation, tous sachent lire, écrire et compter.

Enfin, le Groupe de l’UNAF s’appuie sur le constat selon lequel les écrans multimédias occupent une place de plus en plus importante dans la vie des jeunes devenant ainsi partie intégrante de leur éducation. Pour développer les usages scolaires, il faut encourager au développement rapide du très haut débit sur l’ensemble du territoire y compris dans les petites communes rurales.

Par ailleurs, le modèle dans lequel les médias interviendraient en responsabilité dans l’éducation reste à inventer.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

"Bilan et perspectives du programme national de renouvellement urbains (action de l’ANRU)

L’ANRU a été créée par l’Etat et est dirigée par l’Etat, même si les collectivités locales, en particulier les communes des quartiers concernés sont à ce jour mieux associées.

Le groupe de l’UNAF partage dans l’ensemble des constats et propositions de l’avis.

Aujourd’hui où les écarts de revenus s’accroissent, la grande pauvreté de très nombreuses familles françaises et étrangères est toujours plus criante. Le droit au logement décent est de plus en plus d’actualité. Plusieurs rapports et avis sous les mandatures précédentes ont traité de ce sujet.

Vous le reprenez largement en parfaite experte du sujet. Preuve s’il en est de l’attention constante du CESE sur ce thème.

Malheureusement les préconisations répétées du CESE comme celles du comité d’évaluation et de suivi de l’ANRU n’ont pour la plupart pas été suivies. Le présent avis les reprend en les actualisant à juste titre.

L’ANRU doit être exemplaire, c’est-à-dire l’Etat. Mais on peut craindre, il est vrai un désengagement de ce dernier. Il convient que l’Etat établisse des priorités quand il n’a plus d’argent. Le logement social en est une et l’ANRU est son outil premier.

Par ailleurs, la répartition des compétences entre les collectivités locales leur confie de facto l’accompagnement social et le désenclavement des quartiers ANRU.

Certes, le groupe de l’UNAF partage l’analyse selon laquelle la lutte contre la grande pauvreté des familles passe en priorité par l’accès au Droit au logement avant ces deux corollaires ; mais il ne faut pas alors que l’Etat se désengage laissant le poids de la charge aux collectivités qui ne pourront alors les soutenir et les accompagner suffisamment. Il ne faut pas trop se noyer dans le concept un peu général de la politique de la ville. L’action de l’ANRU élargie au social et aux transports doit constituer une politique en soi. A cet égard, un deuxième PNRU II est souhaitable, engageant une vraie politique globale économique, sociale et environnementale.

Enfin le groupe de l’UNAF demande avec insistance que la diversité de logements, accessibles à toutes les familles, monoparentales et nombreuses en particulier, soit de plus en plus une réalité. C’est une exigence non seulement pour les familles françaises mais aussi étrangères. Il reste à cet égard un problème ardu à traiter dans les politiques de l’immigration qui sont poursuivies. Le pays des Droits de l’Homme peut-il se permettre d’accueillir des familles de toutes origines sans être capable de leur offrir un logement décent ? Il en va du respect de la dignité de tout Homme et de son Droit inaliénable de vivre en famille.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

Site du CESE à consulter

@ : cmenard@unaf.fr

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