Métiers du logement

L’UNAF intervient sur la réforme des professions immobilières

19/09/2011

Logo des Etats Généraux des professions immobilières

L’UNAF, représentée par Eric Comparat, Vice-président, en charge de l’Habitat et du Cadre de vie, est intervenue lors du colloque « Réforme des métiers de l’immobilier » organisé par la FNAIM et l’UNIS (Union des syndicats de l’immobilier), qui s’est tenu le 13 septembre 2011 au Palais Brognart, et qui présentait le livre blanc des États généraux des professions immobilières auquel l’UNAF a activement participé (auditions, tables-rondes, etc). Ce livre blanc, remis à la Chancellerie, doit servir de base à la révision de la loi Hoguet, loi datant de 1970.

Eric Comparat, orateur lors de la table-ronde sur le thème « déontologie, discipline et conciliation », a rappelé que l’UNAF représentait légalement les familles et leurs intérêts matériels et moraux. L’Institution familiale a accepté de participer à ces États Généraux des professions immobilières parce qu’il est important que les premiers concernés, c’est-à-dire les familles, soient des acteurs de ce chantier.

L’UNAF a participé à ces travaux dans une démarche réformiste et constructive. Le logement est, encore davantage aujourd’hui avec la crise, l’élément central de toute vie familiale. Ce n’est pas un bien de consommation comme un autre. Le taux d’effort des ménages aux revenus les plus faibles est de l’ordre de 35% pour le logement, et si on y ajoute les dépenses de transports, ce taux peut atteindre 50 %. C’est aussi l’élément protecteur et rassurant, et le bien de toute une vie pour certains. Toutes les enquêtes menées dans le cadre des conférences départementales de la famille ou des observatoires montrent que le logement est le dernier poste sur lequel les familles font des économies en cas de baisse de pouvoir d’achat. C’est pourquoi, la confiance envers les professionnels immobiliers, la transparence, l’information, le suivi humain des projets sont des éléments fondamentaux. Il faut par conséquent que les professionnels acceptent un risque : celui de la transparence.

Il faut généraliser l’exemplarité des comportements. Ce sont les comportements d’une minorité de professionnels qui ternissent l’image de la profession alors que la majorité des agents respecte les engagements et y sont au contraire très attachés. Ils sont finalement les premières victimes de comportements marginaux.

Tous les professionnels de l’immobilier gagneront en image si l’exemplarité est une valeur partagée. Il est important que la sanction soit appliquée et rendue publique, qu’il s’agisse d’une sanction pour malhonnêteté ou pour incompétence, ce qui est sans doute le cas le plus fréquent. C’est pourquoi il faut obliger les professionnels du secteur à suivre des formations et des remises à niveau. Beaucoup de professionnels sont pour un Code d’éthique parce que cela leur donne une bonne image. En revanche, ils ne veulent surtout pas, dans le cas où l’un d’eux est pris en faute, qu’on en fasse la publicité pour ne pas ternir l’image de la profession. C’est en rendant publiques les sanctions que l’on rassurera les consommateurs.

Il est nécessaire d’impliquer les consommateurs dans la conciliation, mais aussi dans les instances de disciplines. Il faut que la profession accepte un fonctionnement qui soit basé sur le paritarisme. C’est la participation des consommateurs qui amènera de la crédibilité à la réforme et évitera la suspicion de « petits arrangements entre amis »

Communiqué de presse de la FNAIM et de l’UNIS

@ : mmendes@unaf.fr


Image : Logo des Etats Généraux des professions immobilières

PDF - 2.6 Mo

2011_09_13_Reforme_des_metiers_de_l_immobilier.pdf
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