Colloque

François Fondard intervient à la table-ronde "Amélioration de l’accueil et éducation des jeunes enfants" organisée par le Centre d’analyse stratégique et la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques

17/10/2011

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Le mardi 11 octobre 2011, le Président de l’UNAF, François Fondard, est intervenu à l’occasion du colloque « Bien-être des jeunes enfants dans l’accueil et l’éducation en France et ailleurs » organisé conjointement par le Centre d’analyse stratégique et la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES). Ce colloque, qui s’est déroulé sur deux jours, s’est articulé autour de sessions thématiques et de plusieurs tables-rondes. François Fondard est intervenu sur le thème de l’amélioration de l’accueil et de l’éducation des jeunes enfants, atelier présidé par Anne-Marie Brocas, Directrice de la DREES.

Il s’agissait d’aborder les conséquences des nouvelles structures d’accueil mises en place en France et les évolutions récentes en matière d’éducation. L’occasion pour l’UNAF de rappeler quelques fondamentaux.

Lors de cette table-ronde, Anne-Marie Brocas, Directrice de la DREES, souhaitait interroger les spécificités du modèle d’accueil français. Rappelons qu’en France, les services d’accueil et d’éducation sont organisés en deux types de structures, séparés en fonction de l’âge des enfants, et sous la responsabilité de deux ministères différents chargés de l’élaboration et de la mise en œuvre des politiques.
Le plus souvent, les enfants de 0 à 3 ans relèvent de la tutelle du ministère des Affaires sociales, tandis que ceux de 3 à 6 ans relèvent du ministère de l’Éducation. On relève ainsi en France une grande diversité des milieux d’accueil et d’éducation pour les enfants de 0 à 3 ans (crèches, halte-garderies, jardins d’éveil, assistantes maternelles, gardes à domicile, etc.) et principalement l’école maternelle pour les enfants de 3 à 6 ans.

Aujourd’hui il paraît possible et nécessaire de rapprocher les deux secteurs, Petite enfance et Éducation nationale, afin de cheminer vers une vision globale et commune de l’enfant.
Plusieurs voies paraissent pouvoir être empruntées : rapprochement des formations des différents professionnels intervenant auprès des enfants, rapprochement de leurs cultures, valeurs, et visions de l’enfant, rapprochement de leurs pratiques pédagogiques, etc.

L’UNAF rappelle que le rapport de l’OCDE (« Petite enfance, grands défis : éducation et structures d’accueil », 2006) pointe que, dans certains pays, les jardins d’enfants développent un épanouissement de l’enfant dans tous les domaines et ceci en étroite relation avec les parents, ce qui n’est pas toujours le cas à l’école maternelle française (où il y a plus de préoccupations centrées sur les exigences scolaires, surtout depuis l’existence de « cycle » avec des objectifs bien précis d’apprentissage).

L’UNAF, n’est pas favorable à la scolarisation de tous les enfants dès 2 ans. L’UNAF défend également un principe fondamental : le libre choix des familles. La force du modèle français repose certainement sur la liberté, pour les familles, de choisir la solution qui convient le plus à leur enfant. D’où l’engagement de l’UNAF pour la création de nouveaux modes d’accueil, et pour le maintien du CLCA qui vise à garantir et défendre ce libre choix. Lire en rappel les positions de l’UNAF sur le CLCA.

Car, pour l’UNAF, il n’y a pas un accueil de qualité : l’accueil collectif (en crèche), et un accueil de moindre qualité : l’accueil individuel (par une assistante maternelle, dans une crèche familiale, par une garde partagée à domicile ou même par les parents). Lire en rappel, l’étude qualitative sur les modes de garde.

En termes de modes de garde extérieurs, tout dépend des paramètres à prendre en compte : des horaires de travail des parents, de leur lieu de vie, de l’âge de l’enfant et surtout des personnes qui l’accueillent.

L’important pour l’UNAF, c’est qu’il y ait une confiance réciproque entre les parents et les accueillants. C’est pourquoi l’UNAF a publié « la charte des bonnes relations entre parents et assistants maternels », diffusée très largement et avec succès.

L’UNAF est donc favorable à des relations apaisées entre parents et professionnels qui sont, selon elle, nécessaires pour le bien-être de l’enfant. Ce dernier doit pouvoir compter sur une continuité de bienveillance entre son domicile et son lieu d’accueil au quotidien. Les rencontres entre parents et accueillants doivent permettre d’assurer cette continuité nécessaire à l’épanouissement de l’enfant.

Enfin, le bien être de l’enfant c’est aussi le bien être de la famille qui repose sur un choix du mode de garde assumé quel qu’il soit : garde par les parents (CLCA), accueil collectif ou accueil individuel. Pour l’UNAF, le bien-être de l’enfant et de ses parents repose avant tout sur le libre-choix. C’est ce principe que l’UNAF souhaite à tout prix défendre, et qui implique le maintien du complément de libre choix d’activité pour les familles qui le souhaitent.

Rappel des autres intervenants :

- Roger Vrand, sous-directeur de la vie scolaire des établissements et des actions socio-éducatives (DGESCo) ;
- Claire Brisset, Médiatrice de la ville de Paris, ancienne Défenseure des enfants ;
- Sabine Fourcade, Directrice générale de la Direction générale de la cohésion sociale (DGCS) ;
- Sylvie Le Chevillier, Sous-directrice à la Cnaf, en charge des politiques enfance, jeunesse et parentalité ;
- Danièle Sommelet, Professeure émérite de pédiatrie, Centre hospitalier universitaire de nancy, Présidente de la Délégation départementale de Meurthe-et-Moselle de la Croix-Rouge française.

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