Orphelinage

Colloque OCIRP : "Etre jeune orphelin : se construire sans son père ou sans sa mère"

17/10/2011

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"500 000 orphelins ont moins de 21 ans, un enfant sur 30 est orphelin entre 10 & 14 ans et plus d’un enfant sur 20 l’est entre 15 & 19 ans". La situation de l’orphelin en France reste taboue. Pour en parler, soutenir et accompagner les orphelins sur la voie de la reconnaissance et de la visibilité, la Fondation OCIRP a organisé, le 11 octobre dernier, un grand colloque : "Etre jeune orphelin : se construire sans son père ou sans sa mère", organisé sous la présidence de Georges Colombier, député et conseiller général de l’Isère, secrétaire de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale.

Différents experts et témoins ont été amenés à s’exprimer. Ainsi,

Magalie Molinié, a présenté son ouvrage « Invisibles orphelins », réalisé grâce au soutien de la Fondation d’entreprise OCIRP. Sensible au silence qui entoure les orphelins, elle a livré ses principaux enseignements ;

Marcel Rufo, pédopsychiatre et Directeur Médical de l’Espace Méditerranéen de l’Adolescence, Hôpital Salvator à Marseille, spécialiste de l’enfance et de l’adolescence et Serge Moati, réalisateur, producteur et écrivain français ont réalisé une interview croisée. Serge Moati a ainsi apporté son témoignage d’orphelin de père et de mère et a livré son ressenti. Rappelons que Serge Moati est auteur de "Paroles d’orphelins", aux éditions JC Lattès (1998) ;

Fabienne Quiriau, Directrice générale de la Convention nationale des associations de protection de l’enfant (CNAPE), s’est exprimée sur la prise en compte de la protection des enfants orphelins en France par les politiques sociales.

Gilles Séraphin, sociologue et directeur de la recherche à l’UNAF, a présenté les résultats d’une enquête récemment publiée et réalisée en partenariat avec la FAVEC. Il est plus particulièrement revenu sur le silence, la solitude et la grande vulnérabilité des orphelins qui, bien souvent, se sentent seuls et démunis face à cette épreuve qui aura de profondes répercussions tout au long de leur vie.

Cette enquête confirme ainsi la nécessité de :

- mieux prendre en compte la situation d’orphelinage dans les dispositifs actuels (en premier lieu à l’école) ;
- réfléchir à un dispositif permettant aux orphelins de s’exprimer, dès le décès du parent et, tout en aidant l’orphelin, d’apporter une écoute et un soutien au parent survivant.
Il est essentiel de mener des politiques publiques adaptées et de créer cet accompagnement.

Accéder à l’enquête FAVEC-UNAF.

Enfin, dix-huit actions parrainées en 2011 par la Fondation d’entreprise OCIRP ont été présentées par Michel-André Philippe, président du Comité d’experts de la Fondation et Sylvie Pinquier-Bahda, directrice de la Fondation.

Rappel du programme du colloque.


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