Europe et parentalité

L’UNAF est intervenue au Peer Review : "Building a coordinated strategy for parenting support" ("Élaborer une stratégie coordonnée pour une aide à la parentalité")

17/10/2011

Gilles Séraphin, Sous-directeur en charge de la recherche, des études et des actions politiques à l’UNAF a représenté la COFACE au Peer review "Building a coordinated strategy for parenting support" [Élaborer une stratégie coordonnée pour une aide à la parentalité], organisé par la Direction générale de la Cohésion sociale, à Paris, les 6 & 7 octobre 2011. Cette réunion, se fondant sur le principe de la méthode ouverte de coordination (MOC) a regroupé une dizaine de pays de l’Union.

Sur la base d’un document de synthèse présenté par Mary Daly (Queen’s University, Belfast), il a présenté les positions de la COFACE, qui apprécie grandement l’ensemble de l’étude.

Comme Mary Daly, la COFACE souligne la nécessité :

- de mieux articuler le principe universaliste des dispositifs à la nécessité d’apporter une plus grande attention à certaines configurations familiales vulnérables (familles avec enfant ou parent handicapé, famille d’origine étrangère, parents isolés, familles nombreuses…),

- de mieux intégrer ces politiques dans les politiques de conciliation vie familiale/vie professionnelle ("Des pratiques parentales positives ne peuvent avoir lieu sans que les deux parents ne consacrent une certaine quantité de leur temps à leur(s) enfants(s))",

- de mobiliser tous les acteurs concernés : les parents en premier lieu, mais aussi les associations et les collectivités locales.

En outre, la COFACE insiste sur l’absolue nécessité d’intégrer les dispositifs de soutien à la parentalité dans l’ensemble des politiques publiques (logement, santé, éducation, emploi...) afin de créer un environnement favorable à la parentalité.

Enfin, une attention particulière doit toujours être apportée aux situations de pauvreté, puisqu’elle sont sources d’une moindre possibilité "d’investissement parental" dans l’accompagnement des enfants.

En résumé, la politique de soutien à la parentalité doit être un complément, un enrichissement, de la politique familiale et non pas un remplacement ou une décharge.

Durant les échanges, Gilles Séraphin a insisté sur plusieurs points : une politique de soutien à parentalité doit se faire POUR les parents et enfants, AVEC eux et, le plus possible, PAR eux. Le pilotage et l’animation, au niveau local, doit donc complètement les intégrer, ainsi que les associations qui mènent ces politiques (et qui en sont à l’origine !). C’est pourquoi d’ailleurs, ces politiques (et surtout les dispositifs), dans leur principe, ne peuvent se confondre avec une politique de protection de l’enfance (surtout sous son versant "enfant en danger"), ni avec une politique de prévention de la délinquance.

En revanche, en ce qui concerne la protection de l’enfance notamment, des articulations doivent être recherchées.

L’ensemble des expériences des dix pays présents ainsi que le compte rendu des débats seront prochainement disponibles et communiqués dans une prochaine édition de la Lettre de l’UNAF.

A consulter

@ : gseraphin@unaf.fr

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