Conférence de presse

Soutien à la parentalité : L’UNAF assiste à la conférence de presse de Claude Greff, Secrétaire d’Etat à la Famille

21/11/2011

A l’occasion d’une conférence de presse, Claude Greff, Secrétaire d’État à la famille a présenté, devant de nombreuses personnalités et acteurs associatifs dont l’UNAF représentée par son Président, François Fondard, son Vice-Président, François Edouard, président du département "Droit de la famille et protection de l’enfance" et sa Directrice générale, Guillemette Leneveu, l’ensemble de ses propositions en matière de politique nationale de soutien à la parentalité.
Laure Mondet, Responsable de la Communication et Sophie Maggiani, chargée de mission, étaient également présentes.

Dans ce contexte, la secrétaire d’Etat chargée de la Famille a également présenté les résultats d’un sondage TNS-Sofres réalisé, en amont, sur les difficultés et les attentes des parents.

Être parent, un rôle difficile pour une majorité de parents.

Pour 56% des répondants, la parentalité est vécue comme un rôle difficile à jouer, et ce, surtout dans les foyers les plus modestes, pour les femmes et pour les parents célibataires : les moins aisés sont en effet 25% à juger l’exercice de ce rôle très difficile (pour seulement 13% dans l’ensemble de la population). De même, les femmes font davantage part de leurs difficultés que les hommes (le rôle est jugé difficile pour 66% d’entre elles et « seulement » 44% d’entre eux), ainsi que les parents élevant seuls leurs enfants (72%). On note par ailleurs que le sentiment de difficulté tend à s’accroître avec l’âge des enfants : si seulement 8% des parents d’enfants de moins de 3 ans jugent leur rôle de parents très difficile, ils sont 17% chez les parents d’adolescents de 16 à 18 ans.

Violence, consommation de drogues et dangers liés à Internet : des
sujets de forte inquiétude.

Ainsi, les actes de violence que peuvent subir les enfants constituent la difficulté la plus inquiétante (61% de parents se déclarant très inquiets) et ceci de façon très marquée auprès des classes les plus modestes (68% sont très inquiets et 95% plutôt ou très inquiets). Viennent ensuite la consommation de drogues (59% de parents très inquiets), la pratique de jeux dangereux (57%) et l’exposition aux dangers liés à Internet (54%).
La crispation est un peu moins forte autour des consommations d’alcool et de tabac (respectivement 48% et 35% de parents très inquiets) mais comme pour les difficultés liées à la sexualité – les rapports non protégés (47%), l’hypersexualisation des petites filles (32%) - ce sont les parents les moins diplômés qui se montrent les plus inquiets. Enfin, le temps passé devant l’ordinateur et les difficultés comportementales telles que
l’hyperactivité, la précocité ou les troubles du comportement alimentaires inquiètent relativement moins les parents, mais sont cependant d’autant plus présents que les enfants sont âgés.

Un besoin d’information et d’aide concrète pour une part non négligeable des parents.

Face aux difficultés qu’ils pourraient connaître, près de 7 parents sur 10 estiment normal d’avoir recours à une aide extérieure à la famille. Si une majorité de parents estime avoir suffisamment d’information pour faire face à ces difficultés, 15% d’entre eux déclarent ne pas du tout savoir à qui s’adresser en cas de difficultés, dont 27% chez les plus modestes. Si l’on ajoute à cela que les efforts des pouvoirs publics pour aider les parents sont jugés insuffisants par 69% des parents, les différentes mesures qui ont ensuite été testées rencontrent logiquement un écho favorable.

S’agissant du rôle des entreprises dans l’aide aux parents, les réponses des parents ne sont pas les mêmes selon la manière de le présenter. Si l’on parle d’aider les parents à faire face à leurs responsabilités d’une manière générale, 62% d’entre eux estiment que les entreprises ne doivent pas s’immiscer dans ce domaine. En revanche,
lorsque la proposition concerne des incitations aux entreprises pour aider leurs salariés qui ont des enfants en mettant en place des aménagements horaires (flexibilité du temps de travail, télétravail...), la mesure devient prioritaire pour 47% des parents.

A l’appui de ce sondage, la Secrétaire d’État a élaboré un ensemble de mesures qui seront très prochainement mises en œuvre :

1/ Le secrétariat d’État à la Famille s’engage à promouvoir des environnements favorables à l’exercice de la parentalité. Afin d’harmoniser la politique familiale sur l’ensemble du territoire, le Haut Conseil de la Famille au sein duquel l’UNAF siège, sera saisi d’une mission "Politique familiale et aménagement du territoire" ;

2/ La "Maison pour les Familles" : une appellation dédiée aux structures exemplaires ;

3/ Le secrétariat d’État développe le soutien à la parentalité en entreprise. A noter la création d’un groupe de travail ministériel qui aura comme objectif de collecter et de valoriser les bonnes pratiques menées en matière d’accompagnement à la parentalité et proposées au sein de l’entreprise ;

4/ Adoption : Le secrétariat d’État lance un guide pour les futurs adoptants et d’un espace professionnel (mis en ligne en janvier 2012 sur le site adoption.gouv.fr), pour mieux les accompagner dans leur démarche d’adoption ;

5/ Accès à l’information de toutes les familles : Le secrétariat d’État lance un espace Internet destiné aux parents et à toute la famille qui sera mis en ligne fin 2011 (site : info-familles.gouv.fr) ;

6/ Dangers liés à Internet et aux jeux vidéo en ligne : Le secrétariat d’État lance un numéro vert gratuit dédié aux familles "net Ecoute 0800 200 000" et un site Internet Familles : "info-familles.netecoute.fr" ;

7/ Jeux vidéo : le secrétariat d’État entend signer la Charte "Pédagojeux" avec les professionnels (distributeurs de jeux vidéo dans les grandes surfaces et les magasins spécialisés) pour aider les parents à choisir des jeux adaptés.

Retrouvez le dossier de presse, le détail des propositions et plus d’infos et la synthèse du sondage effectué par Tns - Sofres : "Etre parent, un rôle difficile pour une majorité de parents".

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