L’UNAF co-signataire du Pacte contre l’échec scolaire, initié par l’AFEV

30/01/2012

Bannière du pacte contre l’échec scolaire

L’échec scolaire est une des causes de l’absentéisme et du décrochage scolaire. Il est aussi responsable d’un sentiment d’échec, d’amertume et de mal-être chez beaucoup de jeunes.

L’UNAF, représentée par son Président, François Fondard, s’engage aux côtés de l’AFEV et signe le Pacte contre l’échec scolaire. De nombreuses propositions y sont consignées pour améliorer les performances et le bien-être psychologique des enfants scolarisés. En savoir plus.

L’UNAF partage les préconisations de ce pacte :

1. En finir avec l’amalgame effort et souffrance

L’acte d’apprendre nécessite des efforts répétés et soutenus. Or notre système a pour particularité de placer un nombre très important d’enfants en situation de souffrance, incompatible avec les exigences de l’apprentissage. Dévalorisation de soi, intériorisation de l’échec, violences des rapports avec les autres… Cette souffrance est un fléau qui impacte bien souvent l’ensemble de leur parcours. Il faut prendre conscience de cette réalité sans la confondre avec un manque d’effort ou de ténacité.
Le bien-être et la sérénité des élèves sont indispensables aux exigences de la performance scolaire.
- Ainsi le remplacement de la notation à l’école élémentaire par une évaluation fondée sur les compétences de l’enfant doit être un premier signe d’évolution.
- L’observation du climat scolaire dans les établissements constituerait également un levier pour améliorer le bien-être des enfants.
- Il faudrait intégrer le travail personnel au temps scolaire afin de ne plus laisser les plus fragiles seuls face à leurs devoirs. Dès lors, un accompagnement individualisé hors temps scolaire, mené par les associations d’éducation populaire, pourrait être proposé aux élèves en fragilité, pour leur redonner goût à l’école, leur faire retrouver confiance en eux et leur offrir une ouverture culturelle. Mené en lien avec les familles, il aiderait aussi des parents souvent très angoissés à se sentir plus légitimes pour suivre la scolarité de leurs enfants.

2. Réinventer le collège unique

Difficultés d’enseigner, tensions entre élèves, multiplication des processus de décrochage scolaire : le collège cristallise les difficultés du système éducatif français. Initialement pensé comme un « petit lycée », il n’a pas réussi, sur cette base, le pari de la massification menée dans les années 70.

Le collège doit être repensé comme le prolongement de l’école primaire afin que chaque élève en sorte avec les compétences scolaires et culturelles nécessaires pour son futur parcours. pour cela, à l’entrée, les enseignements pourraient être organisés en grands blocs de matières pour devenir progressivement plus spécialisés, et le travail en groupes réduits gagnerait à être systématisé.

3. Pour une orientation choisie en filière professionnelle

L’enseignement professionnel accueille un tiers des lycéens français. Mais souvent vécue comme une injustice – l’élimination d’une trajectoire scolaire idéale –, l’orientation en « pro » a trop longtemps été envisagée comme une option par défaut réservée aux élèves « non qualifiés » pour les filières d’enseignement général. C’est la raison pour laquelle la majorité des sorties sans diplôme se compte dans la voie professionnelle.

C’est un plan global qui doit être lancé. Il faut améliorer les conditions d’accueil, élargir l’offre de filières, moderniser le matériel mis à disposition, renforcer le lien avec le monde professionnel, accompagner les bacheliers professionnels vers la poursuite d’études... pour financer un tel plan, on pourrait s’appuyer sur la refonte de la taxe d’apprentissage.

La France, 5e puissance mondiale, connaît un échec scolaire massif qui se traduit par la sortie du système éducatif de 150 000 jeunes sans diplôme chaque année. Ce décrochage scolaire implique une fracture dans la jeunesse d’aujourd’hui entre les 80% de jeunes qui ont une solide formation initiale et les 20% de jeunes qui, sans qualification ou sans diplôme, vont se retrouver au chômage souvent pendant de longues années.

Pour l’UNAF, le problème du décrochage scolaire doit être pris en amont, avant que ces jeunes ne quittent le système éducatif. Cela passera par une réforme du collège et un changement de regard sur l’éducation.

Rappelons que l’UNAF est partenaire de l’AFEV, qu’elle a signé une convention pour la participation à la journée contre l’échec scolaire en 2011 et qu’elle a collaboré à une étude sur les "familles de quartiers populaires et école" menée par l’AFEV.

En rappel :

L’UNAF et l’AFEV signent une convention-cadre de partenariat impliquant l’UNAF et les UDAF dans l’organisation de « la journée du refus de l’échec scolaire » par l’AFEV.

Étude sur les familles de quartiers populaires et école : sous le respect de l’institution se cache l’inquiétude des parents.


Image : Bannière du pacte contre l’échec scolaire

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Afev-Trajectoires-Unaf-Communique_JRES2011_def-2.pdf
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