Plénière du CES européen des 22 et 23 février 2012

27/02/2012

Sous la présidence de Staffan NILSSON, sont intervenus M. J.M. BARROSO, président de la commission européenne sur le thème « stratégie Europe 2020 et préparation du Conseil européen de printemps » et M. J. ALMUNIA, Vice-président de la Commission européenne en charge de la concurrence sur le thème « la réforme des aides de l’Etat ».

Au cours de cette séance, 32 Avis ont été votés.

Le Président S. NILSSON a fait adopter une résolution sur la situation économique et sociale de l’Union Européenne.

Résumé de l’intervention du Président J.M. BARROSO

L’Europe change et nous allons vers plus d’intégration. En effet, il faut plus d’intégration car chaque Etat membre n’a pas la force de lutter avec les puissances comme la Chine, l’Inde, les Etats Unis. Il faut donc être ensemble car le monde a changé. Ainsi l’Europe doit être plus compétitive et dans le même temps elle doit maintenir son modèle social. Les deux piliers de l’Europe doivent être la responsabilité et la solidarité.

Il ne faut pas construire une Europe sur la discipline et la punition mais avoir une Europe plus intégrée en renforçant la méthode communautaire.

Cependant, il est indispensable d’avoir un socle solide pour rétablir la confiance et en conséquence la croissance. Donc, il faut des finances assainies, des investissements ciblés afin de lutter contre le chômage car la pauvreté minera l’horizon de l’Europe.

A Bruxelles, tous les Etats semblent d’accord, mais chaque Etat fait comme bon lui semble lorsqu’il revient dans son pays. Les nouvelles sources de croissances viendront de l’innovation, de la recherche, de la connaissance, de la qualité. Si nous voulons baser notre croissance sur les prix, nous sommes sûrs de perdre.

Les réformes économiques se font sur la durée avec un discours de vérité. Il est indispensable de faire des efforts (ne pas dépenser plus que l’on gagne) et stimuler la croissance par l’investissement. Il faut donc mobiliser des fonds, non pour les Etats, mais les entreprises qui embaucheront des jeunes et des chômeurs. Il y a 23 missions de chômeurs en Europe et 23 millions de P.M.E. Les solutions viendront des entreprises.

En conclusion, oui les procédures européennes sont longues et complexes mais l’Europe ce n’est pas uniquement Bruxelles, c’est aussi les Etats membres, les régions, les communautés locales. La crise de l’Europe est due à la mauvaise gestion de certains gouvernements et à l’irresponsabilité de certains financiers spéculateurs qui ont conduit à la situation actuelle. Ce n’est pas l’Europe qui est responsable de ces événements d’où l’importance de la responsabilité de chacun et de la solidarité de tous.

Résumé de l’intervention de M. J. ALMUNIA, vice président chargé de la Concurrence

« Le marché unique sil n’est pas contrôlé, il ne marche pas » S. NILSSON

Le but de la concurrence est de contrôler les aides de l’Etat afin d’empêcher de mettre des barrières, d’éviter des avantages sélectifs, de combattre les entreprises en situation de monopoles afin de ne pas avoir de distorsion de concurrence.

L’Europe ne contrôle pas les aides de l’Etat pour les entreprises de défense et de sécurité. L’intervention des Etats est nécessaire s’il y a un échec du marché (ex. entreprises de l’environnement) Il faudra harmoniser les aides des Etats pour une libre concurrence et une expansion durable.

La réforme des aides des Etats vise à augmenter la croissance.

Les aides dans la recherche, le développement et l’innovation seront encouragées.

Il faut lutter contre les cartels.

Par rapport à la Chine, l’Inde, les Etats Unis, l’Amérique latine…, l’Europe c’est 27 Etats, 27 Gouvernements, 27 politiques fiscales, économiques, sociales, culturelles, environnementales…, donc il est indispensable d’avoir un contrôle des aides des Etats, sinon nous aurions des distorsions trop importantes à l’intérieur même de l’Europe. (Elles existent déjà). « On ne peut pas faire du dumping social, fiscal, environnemental,… et dans le même temps tirer les avantages de l’Europe. Une harmonie est indispensable et pour ce faire, il faut réformer les aides des Etats ».

Avis adoptés

Parmi les Avis adoptés, Joseph Guimet a retenu plus particulièrement celui de la santé : «  la santé en faveur de la croissance ».

Cet Avis insiste plus particulièrement sur la prévention pour le maintien d’une population en bonne santé, ainsi que sur la nécessité de donner aux familles les moyens de s’occuper des malades et des personnes dépendantes avec une meilleure répartition du temps de travail sur toute la vie.

L’Avis met aussi en exergue que la bonne santé requiert une éducation à la santé dès l’enfance (dispensée par la famille, les établissements scolaires, les médias) et insiste pour dire que la famille est le premier lieu d’apprentissage des règles pour rester en bonne santé.

Pour en savoir plus, consulter le site internet

La prochaine séance aura lieu à Bruxelles les 28 et 29 mars 2012.

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