Enquête UNAF / Plan Batiment Grenelle : Les ménages concernés par l’efficacité énergétique de leur logement

05/03/2012

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Le groupe de travail du Plan Bâtiment du Grenelle sur "la sensibilisation des ménages et des entreprises", piloté par Éric Comparat, Vice-président de l’UNAF, en charge de l’Habitat et du Cadre de vie, a élaboré une enquête à destination des ménages afin de connaître leurs perceptions des enjeux de la réduction de la consommation d’énergies.

358 ménages ont répondu à cette enquête entre avril et juin 2011. Les résultats ont été ensuite enrichis par les analyses des acteurs du Plan Bâtiment Grenelle (bailleurs, professionnels de l’immobilier et du bâtiment, fournisseurs de services, habitants,…).

Tous concernés : une prise de conscience collective

93% des français accordent de l’importance au niveau de la consommation d’énergie d’un logement.

Si les propriétaires restent les plus concernés par l’amélioration des économies d’énergie (du fait de leur intérêt direct et entier sur le sujet), aujourd’hui c’est la totalité des français qui ressent l’importance de ces enjeux environnementaux.

L’étude montre que la plupart des ménages ont d’ores et déjà changé leur attitude vis à vis de la consommation d’énergie : lumière éteinte dans les pièces inoccupées, préférer la douche au bain… Dans le même ordre, 66% des ménages disent connaître les montants de leur dépense d’énergie liée au logement.

La typologie des ménages interrogés révèle que les femmes sont plus sensibilisées aux questions environnementales, au développement durable et aux économies d’énergie.

Enfin, ce sont les ménages des classes moyennes et supérieures qui semblent le plus sensibilisés à cette problématique, ce qui peut apparaître paradoxal dans la mesure où ce ne sont pas eux qui souffrent en premier de la précarité énergétique.

Les freins pour entreprendre des travaux d’économies d’énergie

L’enquête nous montre que si les ménages ont perçu les intérêts écologiques mais aussi économiques de la réduction de la consommation d’énergie, le passage à l’acte ne s’est pas encore généralisé pour tous les ménages.

Les ménages sont freinés dans leurs démarches par les difficultés de financement et le manque de garanties (notamment par rapport aux retours sur investissement). Dans un contexte économique difficile, où le moral des ménages est en baisse et où les craintes pour l’avenir sont réelles, la question des charges liées aux dépenses d’énergie des logements est une préoccupation importante des ménages, des plus fragiles aux classes moyennes. Près d’1 ménage sur 2 pense que cela peut les mettre en situation de fragilité à l’avenir. Ils sont près de 62% chez les locataires, et 40% chez les propriétaires.

Enfin la valorisation du bien immobilier ou « valeur verte » commence à émerger, mais n’apparaît pas encore aujourd’hui comme un élément déclencheur de l’action de rénovation. Les ménages interrogés rejettent totalement l’idée de dispositifs fondés sur la contrainte et plus d’un ménage sur deux se dit favorable à une politique mêlant contraintes et incitations.

Les ménages français sont maintenant pleinement conscients du lien entre économies d’énergie, intérêt économique et intérêt écologique. Plus d’un ménage sur deux considère la performance énergétique de son logement comme une caractéristique très importante.

Par la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement et l’action du Plan Bâtiment Grenelle, la prise de conscience des ménages en faveur de l’efficacité énergétique des logements est réelle et les travaux de rénovation énergétique progressent.

Consulter l’enquête réalisée auprès des ménages sur la consommation d’énergie de leur logement

@ : mmendes@unaf.fr


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