L’ADF en partenariat avec Dexia Crédit Local publie une étude sur l’évolution de 25 ans d’action sociale dans les finances des départements

07/05/2012

Visuel "25 ans d’action sociale dans les finances départementales"

L’ADF en partenariat avec Dexia Crédit Local publie une étude sur l’évolution de 25 ans d’action sociale dans les finances des départements.

Ce document de 74 pages détaille dans un premier temps la situation en 2010, par grand champ d’intervention : le RSA, les personnes âgées, l’aide à la famille et à l’enfance, les personnes handicapées.

RSA  : On peut donc voir comment se répartissent les 472 euros par habitant (moyenne de la dépense d’action sociale des départements) entre la gestion du RSA, qui représente 8,1 milliards d’euros de dépenses brutes, soit 131 euros par habitant et 28% de l’ensemble des dépenses d’action sociale.

Personnes âgées  : Vient ensuite l’aide aux personnes âgées, avec 7,5 milliards, 122 euros par habitant et 26% des dépenses d’action sociale.

L’aide à la famille et à l’enfance : Les départements consacrent 6,4 milliards, soit 104 euros par habitant, à l’aide sociale à l’enfance (22% du total des dépenses).

Personnes handicapées : Enfin, en 2010, l’aide aux personnes handicapées impliquait 6,2 milliards d’euros (100 euros par habitant, 21% des dépenses).

Ces moyennes sont bien sûres relativisées puisque l’on peut voir dans l’étude que, selon les départements, la répartition de ces quatre postes de dépenses diffère sensiblement. On note également que ces dépenses varient du simple au triple selon les départements, soit une fourchette de 324 à 901 euros par habitant.

La deuxième partie de l’étude, également très intéressante, retrace les évolutions des dépenses d’action sociale des départements entre 1985 et 2010. Pour contredire certaines idées reçues, cette étude montre que globalement, en 25 ans, les disparités entre départements ne se sont pas aggravées mais ont au contraire diminué. Cette relative convergence ne s’est pas faite à la baisse mais comme le souligne l’étude

« La baisse des disparités entre départements semble plutôt s’expliquer par un phénomène de « rattrapage » pour ceux engageant les dépenses les plus faibles. Ces derniers ont
connu une croissance de leurs dépenses supérieure à celle observée en moyenne pour les départements. »

Étude téléchargeable.

@ : cmenard@unaf.fr


Image : Visuel "25 ans d’action sociale dans les finances départementales"

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