Communiqué de presse commun

Décrochage : Le regard des jeunes sur leur parcours et sur l’école

24/09/2012

Logos de l’AFEV de Trajectoires et de la FEPSI

L’UNAF était présente à la 5ème Journée du refus de l’échec scolaire le 19 septembre 2012 organisée par l’Association de la Fondation Etudiante pour la Ville (AFEV), en partenariat avec Trajectoires-Reflex et une trentaine d’organisations sur le thème du décrochage scolaire.

Une étude réalisée auprès de 185 décrocheurs qui ont « raccroché » (dans des Missions locales), avec le soutien de l’UNAF et de la Fédération des établissements publics innovants, a été dévoilée à l’occasion de cette journée, donnant à voir le « parcours du décrocheur » : échec scolaire, manque de motivation et d’intérêt pour l’école, difficultés personnelles, puis orientation subie ou mal choisie, qui engendre une sortie du système, une période d’angoisse et de grande solitude (notons que la famille représente, à ce moment-là, un soutien pour la moitié des jeunes).

Une étude qui montre aussi le soulagement des décrocheurs quand ils sont à nouveau en formation : ils sont heureux d’avoir un projet professionnel, de viser un diplôme indispensable pour leur insertion professionnelle, d’être bien accompagnés...

Lors de cette journée, de nombreux sociologues, comme Catherine Baya et Maryse Esterle, ont pu présenter une synthèse des études sur le décrochage scolaire permettant de mieux repérer les différents facteurs qui peuvent l’entraîner et le provoquer.
Ces analyses rejoignent, pour une part, l’étude de l’UNAF sur l’absentéisme scolaire, souvent prémices du décrochage. Des solutions ont pu être proposées, qui tournent toutes autour de l’accompagnement des jeunes, avant qu’ils ne décrochent.

Les EPSI, par exemple, ont défini les principes appliqués dans les établissements innovants pour prévenir le décrochage :

- construire des collectifs, la collégialité de l’équipe, des concertations hebdomadaires de l’équipe enseignante à laquelle sont associés les élèves,
- décloisonner l’enseignement et l’éducation, l’éducation doit faire partie de la formation des enseignants,
- accompagner individuellement, tutorat pour tous les élèves,
- favoriser la mixité sociale,
- développer le bien-être à l’école, le sentiment d’appartenance, l’implication des élèves (par exemple : les élèves créent le projet d’établissement),
- lutter contre le sentiment d’incompétence, développer la prise de parole orale, des compétences orales fortes,
- créer des ateliers d’aide, d’entraide au travail scolaire : en s’entraidant et prenant du temps dans l’école pour faire le travail scolaire, on lutte contre la discrimination sociale, on réduit l’inégalité des familles face au travail à la maison,
- revoir le statut de l’erreur : l’apprentissage doit être la finalité (et non pas l’évaluation), mettre en place une évaluation dialoguée entre le professeur et l’élève, aboutir à une évaluation partagée, plus de l’ordre du conseil que du jugement.

Les établissements innovants ont cependant souligné que tout cela se faisait à moyens constants, qu’il y avait beaucoup de fertilité, de projets dans les Académies mais qu’une volonté politique était nécessaire pour que cela se diffuse à tous les établissements.

Lire le communiqué de presse commun
Retrouvez l’intégralité de l’enquête en ligne.
Plus d’infos sur site.


Image : Logos de l’AFEV de Trajectoires et de la FEPSI
Haut de page