Communiqué de presse n°20.06.12.12

Conférence de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale : Pauvreté : lutter, c’est aussi prévenir !

06/12/2012

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En France, si 1 enfant sur 5 est en situation de pauvreté c’est d’abord parce que sa famille est en difficulté. Dans ce contexte, l’UNAF a participé activement aux ateliers préparatoires de la conférence de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, et a fourni une contribution transversale publiée sur son site.

Lutter contre la pauvreté, c’est aussi chercher à l’éviter

Pour l’UNAF, lutter contre la pauvreté c’est tout autant aider les familles en difficulté, que les accompagner en amont pour éviter les décrochages (perte d’emploi, rupture familiale, surendettement…) qui conduisent à l’exclusion.

La pauvreté est moins un statut qu’un risque. Un sondage d’octobre 2012 du Secours populaire montre que 37% des Français ont connu, au cours de leur vie, une situation de pauvreté. C’est pourquoi, les politiques ciblées sur les plus fragiles doivent être complétées par des politiques plus globales dont l’objectif est le maintien dans le droit commun d’un maximum de familles. En accentuant les politiques catégorielles, le risque est, sinon, de figer les situations, de créer des effets de seuil injustes et inefficaces.

Pas de solutions simplistes et inefficaces …

Une des propositions dégagées par les groupes prévoit de supprimer le quotient familial et de le remplacer par un crédit d’impôt universel égal pour toutes les familles, mais sans en analyser l’impact. Pourtant une telle transformation conduirait, notamment, à rendre imposables des familles modestes qui ne le sont pas, grâce au mécanisme du quotient familial, et reviendrait à pénaliser les familles avec enfants à charge, sans contribution d’autres catégories.

L’UNAF rappelle l’engagement pris par le Président de la République, François Hollande, de maintenir le quotient familial, tout en baissant son plafond pour financer l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire. Cette mesure décidée par le gouvernement figure dans le PLF 2013 soumis au Parlement. L’UNAF juge donc inutile de redébattre autour de la suppression du quotient familial, option qui a déjà été analysée, et qui a été délibérément écartée, en raison de son caractère contre-productif, à la fois en termes de politique familiale et de lutte contre la pauvreté.

… mais des solutions qui s’attaquent aux formes d’exclusion

Défavorable aux réponses qui stigmatisent des catégories de familles, l’UNAF privilégie une approche globale et préventive qui doit porter sur les difficultés concrètes rencontrées par les familles, et en particulier par les plus fragiles d’entre elles. Ainsi, elle a soutenu ou porté de nombreuses propositions dans les différents ateliers :

- En matière de santé, il faut lutter contre les dépassements d’honoraires et améliorer les dispositifs spécifiques (CMU-C, ACS…).

- Pour éviter l’exclusion financière et le « mal-endettement » qui mènent à l’exclusion sociale, l’UNAF est favorable au développement d’actions d’éducation budgétaire en amont, et à la création d’un fichier positif des crédits.

- Pour soutenir les parents dans leur fonction éducative, l’UNAF propose d’améliorer la promotion et le financement des actions de soutien à la fonction parentale. Elle milite également pour résorber la pénurie en mode d’accueil des enfants de 0 à 3 ans, car une offre suffisante serait la meilleure garantie d’accès des familles les plus modestes.

- En matière de prestations sociales, l’UNAF souhaite que des efforts soient faits pour améliorer le paiement à bon droit par les organismes de sécurité sociale. En effet, comme le dénoncent les représentants familiaux dans les caisses de sécurité sociale, les indus et les rappels fragilisent le budget des familles.

- L’UNAF a également fait des propositions concernant le logement, les charges énergétiques, la réussite scolaire… autant de mesures qui ne doivent pas cantonner les familles dans un statut, mais qui doivent les accompagner dans la résolution de leurs difficultés.

L’UNAF appelle le gouvernement à prendre des décisions rapides et concrètes dans l’ensemble de ces domaines. De nombreuses propositions intéressantes ont été dégagées par les groupes de travail. L’UNAF veillera à ce que les efforts de solidarité soient justement répartis et que l’intérêt des familles soit préservé à court, moyen et long terme.

> Retrouvez la contribution complète de l’UNAF sur www.unaf.fr


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