Assemblée plénière du CESE : Economie sociale et solidaire & logement autonome des jeunes

28/01/2013

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L’Assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental s’est tenue les 22 & 23 janvier 2013, avec à l’ordre du jour deux questions :
• "Entreprendre autrement : l’économie sociale et solidaire", rapporteurs Patrick Lenancker et Jean-Marc Roirant au nom de la Commission temporaire,
• "Le logement autonome des jeunes", rapporteur Claire Guichet au nom de la Section de l’Aménagement durable des territoires.

Déclaration du groupe de l’UNAF Entreprendre autrement : l’économie sociale et solidaire

Selon deux professeurs d’université, auteurs de l’ouvrage "Principes d’économie solidaire" : « En économie sociale et solidaire, entreprendre est une forme d’action politique. Il s’agit de transformer le monde. ». Si L’engagement est ambitieux et le présent avis contribue à cette évolution. Le Groupe de l’UNAF remercie du travail réalisé et pour avoir concentré, pendant quelques semaines, l’intérêt et la participation de tous les groupes de la société civile autour de l’économie sociale et solidaire. Le vœu est formulé que de telles rencontres se démultiplient dans les territoires pour faire émerger des projets innovants imaginés par les acteurs de l’ESS pour répondre aux besoins des citoyens, des familles dans leurs lieux de vie.

Le Groupe de l’UNAF partage dans leur ensemble les recommandations et les orientations et tient à mettre l’accent sur trois aspects de l’économie sociale et solidaire.

Premièrement, dans la réponse aux carences de l’action publique, les associations occupent une place privilégiée dans cet ensemble. Cette dimension doit être prise en compte et pour ce faire il faut que l’action soit pleinement reconnue et pérennisée dans son financement. C’est bien le financement de la mission d’intérêt général qui doit être sécurisé au-delà du financement du seul projet. L’inscription de l’action dans la durée est un point fondamental.

Deuxièmement, l’avis réaffirme que l’action de l’ESS ne se limite aux seuls secteurs considérés comme non solvables par les autres acteurs économiques. Ce point est essentiel. Si l’on prend les exemples de la petite enfance ou bien encore de l’aide à domicile, le risque de segmentation du marché existe entre les zones « faciles » dans lesquelles il est possible de faire du profit et les zones « plus difficiles » dans lesquelles les entreprises privées à défaut de rentabilité se retireront. Au final, la pérennité des réponses et la qualité du service rendu doivent être recherchées plutôt que les solutions de court terme.

Troisièmement, l’avis avance des pistes pour faire vivre l’ESS dans les territoires avec des lieux de mutualisation et des lieux d’échanges entre ses composantes. Ces missions seraient confiées aux CRESS à la condition que celles-ci s’engagent dans la voie de l’harmonisation de leur fonctionnement et de leurs missions dans toutes les régions. Le Groupe de l’UNAF partage cette orientation et tient à souligner que les CRESS doivent être le lieu de la valorisation de l’ESS dans les territoires sans toutefois empiéter sur les missions et les actions des têtes de réseaux. La richesse des composantes de l’ESS doit être entretenue.

Enfin, le Groupe de l’UNAF partage la recommandation d’établir des modules d’enseignement de l’ESS, qui sont aussi des moyens pour faire connaître ses actions, ses valeurs et donner envie d’entreprendre autrement.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

Le logement autonome des jeunes

Ce thème extrêmement complexe du logement autonome des jeunes est au centre des préoccupations tant des familles que des jeunes.

Le groupe de l’UNAF, au regard de ce constat, apprécie le travail conduit par la rapporteure en collaboration constante avec la section. Il souhaite mettre l’accent sur trois aspects essentiels.

Le concept d’« autonomie » est en lui-même porteur d’ambiguïté ; car il a deux dimensions non exclusives mais au contraire complémentaires : l’autonomie « physique », l’autonomie financière. Les deux alternent selon les âges et les « statuts » de la jeunesse pour se rejoindre en fin de parcours, lors de l’entrée dans la vie adulte. Cette prise d’autonomie progressive est de la responsabilité première de chaque famille. Elle passe en priorité par l’accès à un logement autonome.

L’avis le montre bien dans ses préconisations 19 et 20. Elles mettent l’accent sur la nécessité, sinon d’amplifier, du moins de maintenir l’édifice de la politique familiale tout au long du parcours des jeunes, jusqu’à 18 ou 20 ans en particulier en ce qui concerne le dispositif actuel des APL et de leur évolution.

Il apparaît que l’avis est de fait un avis sur la politique du logement ; en effet, l’accès à un logement autonome pour les jeunes est inséparable de la fluidité du parcours résidentiel dans tous les points du territoire. Cette « fluidité » est loin d’être acquise.

Ainsi, le logement autonome des jeunes passe effectivement par une ambitieuse politique du logement, dotée d’abord de moyens publics renforcés. Au même titre que l’éducation, la justice et la sécurité, la politique du logement aurait du être « sécurisée ». En effet, l’objectif de rapprocher tous les jeunes, non seulement étudiants, mais bien sûr, salariés, apprentis, alternants de zones rurales, périurbaines, urbaines, de leur lieu de travail et d’études doit être non seulement un objectif de droit commun mais aussi une priorité.

Pourtant les situations territoriales sont très différentes. Les politiques d’aménagement, d’urbanisme, la régulation du marché foncier, immobilier (en propriété et en locatif) ne peuvent être et ne sont pas les mêmes à Paris et à Bapaume. Cette territorialisation des politiques du logement, comme préconisée dans l’avis, notamment des aides aux familles et aux jeunes constitue à nos yeux l’un des points fondamentaux de cet avis. Le groupe de l’UNAF approuve cette orientation.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

@ : cmenard@unaf.fr


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