Crise origine de la viande : Benoit Hamon, Ministre délégué chargé de la Consommation réunit les membres du collège consommateurs du Conseil National de la Consommation dont est membre l’UNAF

18/02/2013

Lundi 11 février 2013, Benoit Hamon, Ministre délégué à l’Economie sociale et solidaire et à la Consommation a réuni le collège consommateurs du Conseil National de la Consommation afin de faire part des décisions du gouvernement concernant le traitement de l’affaire des lasagnes contenant de la viande de cheval non mentionnée sur l’étiquette, de la marque Findus. Nicolas Revenu, coordonnateur du pôle "Economie - Consommation - Emploi" et membre du Conseil National de la Consommation y représentait l’UNAF.

Cette rencontre faisait suite à une rencontre réunissant des professionnels au cours de laquelle le Ministre a formulé les conclusions suivantes :

- Une négligence ou une fraude a été commise et tout est mis en place pour que les lots incriminés soient retirés. Certains professionnels retirent d’eux mêmes certains lots par mesure de précaution.
- L’administration des fraudes réalisera des contrôles tout au long de l’année 2013 sur l’ensemble des filières viande et poisson.
- Une très prochaine réunion d’un conseil « agriculture » au sein du conseil de l’Union Européenne sera l’occasion de faire évoluer les règles d’étiquetage de l’origine sur les plats préparés.
- La France devrait avancer plus rapidement sur les mesures à prendre, sans attendre l’application des directives européennes.
- Il y aura lieu de favoriser l’auto contrôle et de mettre en place des signaux d’alarme.
- La mise en place de ces mesures d’urgence sera communiquée aux professionnels puis, à nouveau aux organisations de consommateurs, dans quelques jours.

Les organisations de consommateurs ont demandé que l’ensemble des produits transformés soient concernés au-delà de la viande et des plats cuisinés et que les contrôles ne soient pas simplement délégués au personnel des abattoirs.

En conclusion, on a pu remarquer qu’il s’agissait « d’un mal pour un bien » puisque cet incident, qui ferait craindre de graves conséquences s’il avait porté sur des problèmes sanitaires va permettre de faire évoluer la réglementation.
La filière de l’alimentation se montre en effet beaucoup plus réceptive à l’idée d’une obligation de marquage de l’origine même pour les produits transformés, facilitant la traçabilité et les contrôles.

@ : nrevenu@unaf.fr

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