Assemblée plénière du CESE : "Suicide : plaidoyer pour une prévention active"

18/02/2013

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L’ Assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental s’est tenue les 12 février 2013, avec à l’ordre du jour la question : "Suicide : plaidoyer pour une prévention active", rapporteur Didier Bernus, au nom de la Section des Affaires sociales et de la santé.

Déclaration du groupe de l’UNAF

La Semaine nationale de prévention du suicide organisée au Québec vient juste de se terminer en diffusant le message essentiel « T’es important pour moi. Le suicide n’est pas une option. »

Le présent avis est une invitation à reprendre le flambeau en formalisant et en déclinant de façon précise des mesures, des actions pour une prévention active du suicide en France.

Le Groupe de l’UNAF retient avec intérêt un bon nombre de points dans les pistes proposées et en reprend quatre en particulier.

● Pour sensibiliser le grand public, il est préconisé que la prévention du suicide devienne l’affaire de tous. Deux pistes sont proposées pour ce faire : le label Grande cause nationale et une semaine de campagne d’informations nationale.
Pour le Groupe de l’UNAF, ces préconisations sont importantes, elles sont une première étape nécessaire pour que chaque citoyen puisse ensuite être attentif, être à l’écoute pour rompre les situations d’isolement ou encore maintenir le lien social. C’est un combat au long cours mais il convient de le mener dès à présent.

● Les professionnels de santé et l’organisation de notre système de soins et plus particulièrement le secteur de la psychiatrie sont mis directement à contribution pour cette prévention active. Le Groupe de l’UNAF partage la nécessité de mieux articuler le Programme d’actions contre le suicide et le Plan psychiatrie et santé mentale. Cet axe a pour conséquence de répondre urgemment aux difficultés rencontrées par le secteur psychiatrique aujourd’hui en France.

● Sur le rôle des professionnels de santé, au premier rang desquels se retrouvent les médecins généralistes, le présent avis met justement en avant la question de leur formation. La prise en charge de la dépression se réduit encore trop souvent par la prescription de psychotropes là où d’autres solutions de prise en charge pourraient être valorisées. Auprès des jeunes publics, les enseignants, la médecine scolaire doivent jouer pleinement leur rôle de repérage des jeunes en souffrance.

● L’avis met aussi l’accent sur les carences ou l’absence de recoupement des données entre elles. La recommandation visant à la création d’un Observatoire national des suicides est soutenue par le Groupe de l’UNAF. Comment imaginer une politique publique efficace de mise en œuvre d’une prévention alors que les acteurs de cette prévention avanceraient à l’aveugle sans repères, ni outils de pilotage ?

Pour conclure, le Groupe de l’UNAF souligne l’importance du monde associatif et plus particulièrement des associations familiales sur ce sujet de la prévention du suicide. Il rappelle aussi le rôle des parents dans la mission prioritaire éducative de leurs enfants. Cette mission vise à rendre plus fort les enfants mais aussi à les accompagner pour les aider à traverser des moments de fragilité comme l’adolescence ou plus tard au moment de la prise d’autonomie.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

@ : cmenard@unaf.fr


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