Chiffre clef de la semaine

Politique de la petite enfance : 59,5% des parents souhaitent avant tout des aides financières

20/05/2013

Chiffre : 59,5%

Si l’on interroge les parents de jeunes enfants en bas âge sur les priorités qu’ils recommanderaient aux pouvoirs publics en matière de petite enfance, 59,5% d’entre eux demandent des aides financières (soit pour s’arrêter de travailler un temps pour s’occuper des enfants, soit pour financer une garde), et 39,2% demandent le développement des services d’accueil collectifs

Il existe aujourd’hui plusieurs types d’aides ou de services permettant aux parents de faire garder leurs jeunes enfants. Lesquels devraient-ils être renforcés en priorité ?

Les aides financières pour compenser une réduction ou un arrêt du temps de travail de l’un ou des deux parents 32%
Les aides financières pour recourir à une garde d’enfant 27,5%
Total aides financières 59,5%
Le développement des services d’accueil collectif 39,2%
Ne se prononce pas 1,4%
Total 100%

Source : Enquête allocataires de la PAJE 2005 CNAF / DREES / CREDOC -Cité dans Recherches et Prévision n°87, CNAF, page 85, tableau 1

Ce résultat est inverse de celui obtenu lorsque l’alternative "aides financières / investissement dans les services" est soumise à un public à la fois plus large (l’ensemble de la population, avec ou sans enfants) et dans des termes eux aussi plus larges - la politique familiale dans son ensemble, et non la seule politique de l’accueil de la petite enfance. Le résultat est alors, pour la même année 2005, diamétralement opposé : 68% des répondants privilégient une politique d’aide en nature (ibid. p.84, graphique 1).

Comme le résume Hélène Paris, auteur d’une note commentant ces études, "Le dilemme services collectifs aux familles versus aides financières relevé dans les opinions des Français doit donc être abordé avec circonspection".


Image : Chiffre : 59,5%
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