Mouvement contre la "constante macabre" : L’UNAF signataire du mouvement initié par le Professeur Antibi participe au colloque "10 ans de combat pour une École plus juste"

25/06/2013

Logo du mouvement contre la constante macabre

L’UNAF, représentée par Patricia Humann, coordonnatrice du pôle "Education - Handicap - Petite enfance" a participé à une table-ronde entrant dans le cadre du colloque anniversaire du Mouvement contre la "constante macabre" (MCCM) : "10 ans de combat pour une École plus juste", en présence notamment de Romain Soubeyran, directeur de l’école des Mines, Simone Bonnafous, Directrice générale de la DGESIP et de Madame Ouanas, sous-directrice du socle commun, de la personnalisation des parcours scolaires, de l’orientation à la DGESCO. Les débats ont rappelé « la constante macabre », cette « fâcheuse » habitude mise en exergue par le professeur Antibi qu’on les professeurs de noter 1/3 des élèves en dessous de la moyenne, 1/3 autour de 10, 1/3 au dessus de la moyenne quel que soit le niveau réel de leur classe.

Rappelons que l’UNAF est venue rejoindre depuis peu, les 48 organisations signataires de l’Appel du MCLCM « Pour une évaluation plus juste du travail des élèves et des étudiants ».

La table ronde réunissait, aux côtés de l’UNAF, les associations de parents d’élèves : Peep et FCPE.

Les débats ont rappelé « la constante macabre », cette fâcheuse habitude mise en exergue par le professeur Antibi de noter 1/3 des élèves en dessous de la moyenne, 1/3 autour de 10, 1/3 au dessus de la moyenne quel que soit le niveau de la classe.

Paul Malartre a rappelé sa conviction à savoir que « tout se joue dans le regard porté sur l’élève » et la nécessité de porter un regard à la fois confiant et exigeant.

Plusieurs intervenants ont souligné le décalage entre une France pessimiste et notant durement ses élèves et étudiants et certains pays étrangers tels que les États-Unis mais aussi l’Espagne ou l’Italie où les élèves ont 15/20 de moyenne, ce qui n’est pas sans poser de problème quand nos élèves souhaitent intégrer des cursus à l’étranger.

« Prophétie auto réalisatrice » et « évaluation par contrat de confiance »

Philippe Joutard a même parlé de « prophétie auto réalisatrice » des États-Unis dont l’optimisme les tire vers le haut, alors que l’inverse se joue en France. La source de ce pessimisme selon lui est sûrement en partie due à l’évaluation « couperet » de l’école française. Il a souligné aussi le décalage entre la "prépa" qui cherche à donner confiance en eux aux élèves et « les universités où tout est fait la première année pour dire aux étudiants qu’ils sont nuls ».

La rectrice de l’académie de Créteil a mis en avant l’expérience de son académie concernant « l’évaluation par contrat de confiance » qui concerne aujourd’hui 300 classes de primaire. Ce mode d’évaluation que propose le MCCM à la place de l’évaluation actuelle fonctionne de la manière suivante : le professeur donne très précisément aux élèves les cours et les exercices à revoir pour le contrôle. Ils seront interrogés exactement sur ce cours et sur ces mêmes exercices, ce qui comptera pour les ¾ de la note finale, le quart restant permettant d’introduire des exercices un peu différents. La rectrice a mis en avant les bénéfices de ce type d’évaluation : la mise en confiance des élèves, la fin de « l’implicite » (les élèves savent exactement ce qu’on attend d’eux), les parents qui sont mieux informés de ce qu’on attend de leurs enfants, peuvent mieux les accompagner dans leurs révisions. Une cohorte d’élèves de CE1 a été suivie jusqu’au CM2 lors des évaluations nationales. L’expérience a démontré que les élèves progressaient entre ces 2 classes, alors que pour la moyenne nationale on enregistre une baisse de niveau.

La rectrice a aussi souligné que les élèves étaient les champions des « non réponses » aux test de l’évaluation PISA des performances scolaires, ménés par l’OCDE, ce qui prouve leur manque de confiance. Elle a aussi fait remarqué que cette méthode était un intermédiaire entre l’étayage excessif (une dérive parfois en ZEP) et le non étayage des élèves. Pour favoriser l’autonomie des élèves un travail intéressant peut être fait avec eux avant chaque contrôle : les faire réfléchir sur le programme de révision, sur ce qui leur parait important de réviser.

Dans son intervention, l’UNAF a redit le poids, pour un enfant, d’être pendant toute sa scolarité affublé de mauvaises notes, comme s’il n’avait rien appris d’une classe à l’autre. Sans tomber dans l’angélisme, la pédagogie de l’encouragement et une notation plus juste et positive apparaissent nécessaires de la part des adultes chargés d’accompagner enfants et jeunes vers l’autonomie.

Programme.

Site à consulter

@ : phumann@unaf.fr


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