UNIOPSS : L’UNAF a participé à la Commission de lutte contre la pauvreté

01/07/2013

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L’UNAF a participé à la Commission de lutte contre la pauvreté le 18 juin dernier, au cours de laquelle Michel Thierry, Vice-président du Conseil supérieur du travail social (CSTS) est intervenu sur le thème : "Travail social : quelles évolutions ?".

Il a ainsi rappelé que les 1ères réunions Inter-régionales du Travail Social auront lieu à partir de septembre 2013 en vue de préparer les Assises du travail social de l’année 2014.

Il a constaté que les modalités d’intervention en matière d’action sociale sont de plus en plus complexes et illisibles. Les usagers ont aujourd’hui des problématiques compliquées et il faut veiller à ne pas créer de dénis de droits et à renvoyer l’usager de l’un à l’autre opérateur. Il a aussi évoqué les points de clarification à effectuer : question des mineurs isolés, centres maternels.

Les constats

Les situations les plus urgentes échappent aux dispositifs actuels
Le service social est devenu de moins en moins polyvalent. Les départements centrent leurs actions sur les priorités (ASE, RMI).

Les dispositifs se sont multipliés comme les formes d’accompagnements nécessitant un projet : ceci est difficile à appliquer pour les situations parfois inextricables (ex : jeunes très en difficulté », à la rue). L’accompagnement économique doit être associé à l’accompagnement social.

Michel Thierry a souligné que trop de contraintes étaient accolées aux critères d’exigibilité, les situations interstitielles n’étant alors pas traitées. De plus, le travail social reste trop mal reconnu et mériterait davantage de reconnaissance.

Les travailleurs sociaux ne peuvent pas tout maîtriser. De plus, selon Michel Thierry, les réponses apportées via un travail social plus collectif sont à revisiter plus fortement.

S’agissant de la gouvernance, malgré leur existence reconnue dans la Loi de lutte contre l’exclusion de 1998, les dispositifs ne fonctionnent pas véritablement : conseils départementaux de lutte contre l’exclusion, commissions de coordination des secours d’urgence, sont en quantité minime.

Si les autorités veillent aujourd’hui à aborder cette question dans une logique de projets (Préfets, Départements), il y a des manques par rapport au travail social. En partant d’éléments de diagnostics il faut prioriser les articulations à mener. Il existe de nombreuses instances consultatives ; il faudrait :
- les réunir sur un projet, revisiter les filières du travail social, revoir les liens entre formations pratiques et théoriques avec plus d’interdisciplinarité,
- renforcer les travaux d’étude collectifs ;
S’agissant des recrutements, il faut aller vers les personnes en difficulté (sciences po le fait déjà).

Les participants ont souhaité que les usagers soient acteurs des réponses et des évolutions aussi avec une co-construction.
Ils ont évoqué aussi les difficultés de vie des travailleurs sociaux parfois en difficulté. Parmi les attentes, a été pointée la nécessité de :
- développer le travail social d’intérêt collectif,
- mieux articuler l’accompagnement social et professionnel,
- prévoir la participation des personnes en situation de pauvreté,
- faire mieux connaître le travail social aux responsables politiques.

Les membres d’Alerte ont insisté sur la place des travailleurs sociaux dans ces évolutions.

Tour d’actualité

S’agissant de la Circulaire du 7 juin portant sur la mise en œuvre du plan de lutte contre la pauvreté
Son évaluation sera effectuée, chaque année, en lien avec les associations.
Les premières rencontres interrégionales auront lieu en région PACA et Midi-Pyrénées (28 juin, 11 juillet) afin de faire connaître et de lancer les actions associées au plan (sous l’autorité des Préfets). Les différents groupes de travail créés afin de mettre en place les propositions du plan de lutte contre la pauvreté se poursuivent.

- Groupe de travail garantie jeunes  : une expérimentation sera mise en place sur 10 territoires (elle sera accordée pendant un an renouvelable) pour une montée en charge progressive des bénéficiaires jusqu’en 2016 soit 100 000 : les participants ont fait part du nombre insuffisant des bénéficiaires potentiels véritablement exclus (qui sont beaucoup plus : ceux au chômage arrivant sans qualification, décrocheurs du système scolaire...),
- Groupe de travail RSA - activité et prime pour l’emploi,
- Groupe de travail Gouvernance territoriale pour accompagner les expérimentations,
- Groupe de travail à venir de préparation des Assises du travail social qui se tiendront à l’automne,
- Groupe de travail sur les points conseils budgets,
- Groupe de travail hébergement- logement.

Un point a été fait sur les des travaux en cours en matière de financement des structures d’insertion par l’activité économique (SIAE).
Qu’est-ce que l’insertion par l’activité économique ?

@ : hmarchal@unaf.fr


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