L’UNAF a participé au Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE)

22/07/2013

Bannière du CNLE

Le 8 juillet dernier, le Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE) a émis un avis sur la pauvreté des enfants en France dans lequel les membres du CNLE souhaitent alerter les Pouvoirs publics sur la gravité des situations de pauvreté des enfants et sur l’urgence à agir : on peut craindre qu’aujourd’hui le nombre d’enfants pauvres en France avoisine les 3 millions. Cet avis rappelle que l’investissement social passe par la prévention et que la France s’est engagée à assurer l’égalité des chances de tous les enfants qui vivent sur le territoire national. Cet avis est le fruit des réflexions menées au sein du CNLE et notamment de la séance plénière de fin juin, au sein de laquelle l’UNAF est représentée. Avis en ligne.

Autres points abordés au cours de la séance de fin juin :

Présentation du protocole entre l’Etat et les départements, signé le 31 mai 2013, relatif à la mise en œuvre du dispositif national de mise à l’abri, d’orientation et d’évaluation des mineurs isolés étrangers.
Près de 9000 jeunes étrangers isolés, avec des origines diverses, sont répertoriés en France métropolitaine avec une forte concentration sur certains territoires.
En juin 2013 : un nouveau dispositif est défini dans une instruction aux parquets et un protocole Etat - départements qui a pour objet :
- d’homogénéiser les pratiques des départements lors de la période de mise à l’abri, d’évaluation, d’orientation des mineurs étrangers isolés ;
- de rééquilibrer la charge des départements ;
- d’apporter aux jeunes toutes les garanties liées à la protection de leur intérêt et au respect de leurs droits.
Etat des lieux en ligne.

Recherche-actions visant à réduire le non-recours aux prestations sociales, menée en Loire-Atlantique et en Seine-et-Marne.
- Les dispositifs ne jouent pas totalement leur rôle. Les raisons de non recours sont multiples :
- Des facteurs objectifs institutionnels / administratifs (manque d’information, complexité des démarches) sur lesquels il est possible d’agir ;
- Des facteurs de nature psychologique (regard social, peur de la contrepartie..) qui se révèlent être plus difficiles à lever.

Le diagnostic réalisé auprès des professionnels au contact des populations révèle que les usagers voient plus ou moins positivement le recours aux différentes aides, les aides au logement étant mieux perçues que le RSA ou la CMU-C. Une meilleure homogénéité entre les différents dispositifs est souhaitée. Parmi les partenaires les plus importants, sont mentionnées la Mairie et l’Action sociale. Trop d’acteurs entrent en jeu lorsque l’usager fait sa demande et il est renvoyé de l’un à l’autre. De plus, il y a une concurrence entre les dispositifs d’aide. Des actions concrètes vont être effectuées via une circulaire qui sera transmise aux Préfets sur le déploiement des mesures (dont l’accès aux droits).

Les participants souhaitent que cette application territoriale soit rendue effective mais de façon homogène (ce sera le cas des dispositions à portée nationale) et que l’on puisse récupérer pour la lutte contre la pauvreté les fonds non utilisés de non recours au RSA.
+ Lire.

Réactions des membres du CNLE au rapport 2013 de l’ONPES "Penser l’assistance"
Sur ce sujet, les membres du CNLE ont souligné le poids des mots employés vis à vis des personnes pauvres, certains termes accroissant leur stigmatisation. Il est nécessaire d’agir pour éviter les catégorisations. Les participants ont souhaité qu’une campagne soit faite en ce sens.

@ : hmarchal@unaf.fr


Image : Bannière du CNLE
Haut de page