L’UNAF entendue sur la hausse des tarifs de l’électricité présentée par le Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Energie

15/07/2013

Logo EDF

L’UNAF, représentée par Rémi Therme, Chargé de mission au pôle "Economie - Consommation - Emploi", a été reçue aux côtés d’autres associations de consommateurs (CLCV, UFC-Que Choisir, Familles de France, mais aussi l’INC) par Philippe Martin, Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Energie. Cette rencontre avait pour objet la hausse des tarifs de l’électricité, à hauteur de 5 % au 1er août 2013, puis de nouveau 5 % au 1er août 2014. Cette hausse, si elle est forte, reste inférieure aux recommandations de la Commission de régulation de l’électricité, qui préconisait une hausse de 6,8 à 9,6 % des tarifs au 1er août, plus un rattrapage de 7,6 % en 2014.

Le lissage, privilégié par le Gouvernement, permet de réduire la hausse, mais cette hausse reste fortement élevée. Dans ce cadre, l’UNAF a défendu auprès du Ministre deux constats, qui permettent d’aboutir à deux propositions.

Le premier constat a trait au poids de la hausse dans le budget des familles. Par ses Budgets-types, l’UNAF mesure chaque mois les dépenses estimées nécessaires pour que les familles aient un niveau de vie décent. Dans ce cadre, la hausse de l’électricité peut-être projetée et estimée sur un an. Dès lors, elle est supérieure aux hausses annoncées par le Ministère, à hauteur de 35 euros. En effet, selon l’UNAF, elle s’élèverait à 40 euros pour une famille avec deux enfants, et à 59 euros pour une famille avec 4 enfants.

Au-delà de cette projection sur la base de familles-types, l’UNAF et son réseau constatent le poids de la hausse des charges dans l’endettement, voire le surendettement des familles. En effet, les UDAF relèvent une hausse des demandes de microcrédit pour effacer des dettes dues aux charges courantes. Ces dettes ne rentrent cependant pas dans les objets éligibles du microcrédit. Plus inquiétant encore, ce constat de l’endettement par les charges est également établi par les représentants des UDAF dans les Commissions de surendettement.

Ces deux constats permettent à l’UNAF d’exprimer au Gouvernement ses inquiétudes au sujet de la hausse des tarifs de l’électricité. En premier lieu, la hausse risque d’être plus coûteuse qu’annoncée et, en second lieu, les voyants sont déjà au rouge avant même que cette hausse soit effective.

Sur la base de ces constats, l’UNAF a formulé deux propositions :

- Si la hausse semble inéluctable pour permettre à EDF de faire face à ses coûts d’exploitation, il semble essentiel pour l’UNAF que cette hausse se double d’efforts accrus d’accompagnement des familles pour leur permettre de réduire leur consommation au quotidien. En effet, la consommation d’électricité, et donc la facture, pourrait être réduite à condition d’acquérir de bons réflexes et de maîtriser des gestes simples.

- Par ailleurs, selon l’UNAF, la hausse serait d’autant plus acceptable si elle s‘inscrivait dans un programme de transition énergétique ambitieux, avec un recours massif à des énergies renouvelables. Une hausse basée uniquement sur la hausse des coûts d’exploitation et d’entretien du parc existant est de fait moins compréhensible, voire acceptable, pour les familles.

@ : rtherme@unaf.fr


Image : Logo EDF
Haut de page