Assemblée plénière du CESE des 10 et 11 septembre 2013 : Transition écologique et énergétique & Biodiversité

16/09/2013

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Le Conseil économique, social et environnemental s’est réuni en Assemblée plénière les 10 et 11 septembre 2013. A l’ordre du jour :
- Financer la transition écologique et énergétique, rapporteur Gaël Virlouvet au nom de la Section de l’Economie et des finances ;
- Agir pour la biodiversité, rapporteurs Marc Blanc et Allain Bougrain-Dubourg au nom de la Section de l’Environnement.

DÉCLARATION DU GROUPE DE L’UNAF

Financer la transition écologique et énergétique

A la veille d’annonces gouvernementales sur le sujet de la transition énergétique et de son financement, l’avis est très utile pour comprendre les enjeux et débrouiller l’écheveau de la fiscalité écologique. Ce travail est important en termes de pédagogie et de propositions. Sur tous les points sensibles, les formulations ont été travaillées et retravaillées pour ainsi trouver le point d’équilibre.

Pour le Groupe de l’UNAF, son attention porte principalement sur trois points de l’avis.

Le premier point est l’affirmation d’un cap politique pour le financement de la transition énergétique. Tout au long de l’avis, l’ensemble de cet important chantier est décliné pour montrer qu’il est l’affaire de tous mais aussi qu’il faut un pilote pour le mener à bien. Ce chantier ainsi décrit ouvre des perspectives. Il n’est pas question que de coût et de financement. Mais au contraire de nouveaux horizons s’ouvrent en termes de développement, d’emploi.

Deuxième point, l’avis s’attache à détailler l’impact d’une telle mutation sur le pouvoir d’achat des familles. L’équité commande que tout prélèvement assis sur la consommation impacte proportionnellement davantage les familles dont le revenu est le plus faible et plus encore, comme la TVA, les familles nombreuses. Ce point est clairement noté. L’avis saisit également la balle au bond pour préciser qu’une transition écologique réussie est de prévenir et réduire la précarité.

Enfin, dans les dernières préconisations sur la mobilisation de l’épargne privée, le lien est fait entre l’intergénérationnel et la construction d’un cadre vie agréable, sain et respectueux des intérêts des générations suivantes. Le Groupe de l’UNAF est sensible à cette approche, qui organise la mobilisation des fonds de l’épargne retraite et de l’assurance vie en s’attachant à la construction d’un monde accueillant pour les futurs retraités et à une qualité de vie des générations futures.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

Agir pour la biodiversité

Le présent avis ouvre une voie insuffisamment développée : celle des avis de suite permettant ainsi, deux ans après, de faire un point de situation sur les avancées ou le chemin qui reste encore à parcourir sur le sujet essentiel de la biodiversité.

Ce point est le moyen de remettre sur le haut de la pile des dossiers pour lesquels de grandes ambitions sont affichées mais sans que les moyens pour y parvenir soient clairement fléchés. Ce décalage est rappelé à juste titre dès l’introduction.

Le choix a été fait de cibler trois axes d’action pour donner plus de force aux recommandations. Le Groupe de l’UNAF se retrouve tout particulièrement sur deux d’entre elles.

Faire de l’éducation et de l’accompagnement une priorité. Pour le Groupe de l’UNAF, ce sujet est primordial. Certaines Unions départementales des associations familiales ont déjà largement œuvré dans cette voie partant du constat simple que les comportements en profondeur évoluent à l’échelle d’une génération.

Promouvoir le patrimoine naturel comme l’égal du patrimoine culturel. La première étape proposée est intéressante comme outil ludique de sensibilisation en ouvrant le patrimoine naturel lors des journées européennes du patrimoine. Cette proposition est peut-être aussi la piste, à court ou moyen terme pour poser la question de la valeur économique de la biodiversité. On le sait, il existe des endroits uniques qui, s’ils sont détruits, seront perdus à jamais. Aujourd’hui, leur valeur est économiquement nulle donc cette perte apparaît comme nulle donc sans importance. L’enjeu est donc de savoir si l’on reconnaît à ces lieux une valeur, une traduction monétaire ? Il s’agit d’un débat important. C’est celui de la reconnaissance de la valeur du vivant et de son utilisation durable permettant sa préservation pour le bien commun.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

@ : cmenard@unaf.fr


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