Conseil national de la transition écologique (CNTE)

Les membres du CNTE, dont l’UNAF, adoptent le projet d’avis sur la stratégie nationale contre les perturbateurs endocriniens

12/05/2014

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L’UNAF, membre du Conseil national de la transition écologique (CNTE) et représentée par Dominique Allaume-Bobe, Vice-présidente, présidente du département "Habitat - Cadre de vie" était présente à la rencontre du 29 avril dernier, présidée pour la première fois par Ségolène Royal, Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie. Au cours de cette séance, les membres du CNTE ont adopté le projet d’avis la stratégie nationale contre les perturbateurs endocriniens (SNPE).

La Ministre a présenté en détails la SNPE, démarche innovante qui doit permettre à la France d’être moteur dans la préparation de la stratégie de la Commission européenne. Cette stratégie, qui sera co-animée par le Ministère des Affaires sociales et de la Santé, vise à réduire l’exposition de la population et de l’environnement aux effets délétères des perturbateurs endocriniens.

Les perturbateurs endocriniens (PE) [tels que le bisphénol A et les phtalates] se retrouvent dans les produits les plus courants (matières plastiques, détergents, cosmétiques, jouets, textiles, peintures, facturettes de caisse ou de retraits bancaires…) et peuvent interférer avec la régulation hormonale des êtres humains et des animaux. Les effets sur la santé sont avérés (problèmes de croissance, de développement, de reproduction, …) et il est donc nécessaire de protéger la population dans son ensemble mais aussi tout particulièrement les plus fragiles, que sont les enfants et les femmes enceintes. Certaines ONG ont d’ailleurs souligné que la France était le premier pays au monde pour les cancers hormono-dépendants du fait de l’utilisation massive de PE.

La stratégie mise également sur la recherche pour innover en la matière et trouver des produits de substitution viables et non nocifs. Le gouvernement a d’ailleurs confié à l’ANSES l’expertise d’une quinzaine de substances sur 3 ans, notamment ceux incorporés aux cosmétiques. A l’issue de ces travaux, la France s’engage à demander une définition européenne cohérente avec les spécificités toxicologiques des PE afin d’éviter des distorsions de concurrence (produits autorisés dans d’autres pays européens et pas en France par ex.). L’étiquetage pourrait ainsi permettre à chacun de faire ses choix en toute connaissance de cause.

La stratégie nationale contre les perturbateurs endocriniens (SNPE) vise à développer une information plus complète et accessible pour les professionnels mais aussi pour le grand public. Les formations destinées aux professionnels médicaux seront incluses au sein du Plan national santé-environnement 3 (PNSE). Les membres du CNTE, dont l’UNAF, ont adopté le projet d’avis sur la SNPE.

En savoir plus sur la présentation de la stratégie nationale contre les perturbateurs endocriniens : retrouvez les trois décisions concrètes.


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