L’UNAF a participé au groupe de travail « Familles vulnérables » organisé par la COFACE

26/05/2014

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L’UNAF, représentée par Myriam Bobbio et Rémi Therme, respectivement Coordonnatrice et Chargé de mission du pôle "Economie Consommation Emploi", a participé aux travaux de la COFACE les 12 et 13 mai derniers. L’objectif était d’échanger sur les initiatives des associations membres pour aider les familles en situation de vulnérabilité. Autour des questions de qualité et de coût de la vie, l’UNAF a présenté ses outils et son engagement pour accompagner au mieux les familles. Ces travaux préparatoires doivent contribuer à la définition du calendrier des travaux de la COFACE en 2015.

Le groupe de travail s’inscrivait dans la continuité de la conférence consacrée aux familles vulnérables, organisée par la COFACE à Dublin en février 2013. Dans un contexte où la réduction de la dette publique est devenue une priorité, les systèmes de protection sociale sont progressivement discutés par les gouvernements européens. Le groupe souhaitait dans ce cadre se pencher sur des constats et des initiatives des associations membres de la COFACE.

Les échanges ont permis de dresser un constat préliminaire : parler de « familles vulnérables » porte en soi une décourageante fatalité. Il serait plus juste d’évoquer des familles en situation de vulnérabilité. Cet énoncé insiste sur le fait que toute famille peut, à un moment donné, être en situation de vulnérabilité.

La première demi-journée était consacrée à la question de la qualité de la vie.
Les échanges ont mis en évidence trois axes de travail, portés par les associations membres :
- l’accompagnement des familles confrontées à la question du handicap,
- les enjeux de la nutrition dans un contexte de crise,
- la question de l’éducation budgétaire et financière.
Ce troisième point a été notamment abordé par Rémi Therme. En effet, la France souhaite intensifier ses efforts dans la lutte contre le mal-endettement en créant un réseau de Points Conseil budget, qui auraient pour mission d’informer, de conseiller voire d’accompagner les ménages sur les questions de budget, de banque, d’argent en général. L’UNAF a contribué à la réflexion sur les possibles contours du dispositif et les UDAF pourraient en être d’éventuels porteurs.

L’UNAF a également évoqué l’éducation budgétaire, et tous les travaux en cours pour définir une stratégie nationale en France. De nombreuses études mettent en évidence la nécessité de renforcer les connaissances dans le domaine du crédit, de l’épargne, ou tout simplement dans la constitution du budget. Si l’Éducation nationale doit être partie prenante, cette stratégie s’intéresserait également à des moments clés de la vie où il importe d’informer voire d’accompagner les familles : carrefour étude/premier emploi, naissance d’un premier enfant, passage à la retraite…

La seconde demi-journée était consacrée à la question du niveau et des conditions de vie des familles.
Pour introduire les échanges, le professeur Béa Cantillon a présenté ses travaux sur la pauvreté et l’exclusion. Elle a en particulier tenté de comprendre pourquoi la pauvreté n’a pas diminué pendant la période de croissance qui a précédé la crise. La réponse est dans l’étude du lien entre la pauvreté, la participation de marché du travail et la capacité distributive des États-providence. Ces travaux sont importants pour comprendre qu’une société inclusive repose sur un système universel.

Myriam Bobbio a présenté les budgets types de l’UNAF au groupe. Cet outil est très utile comme repère de vie décente pour les familles, afin d’évaluer l’écart avec les situations vécues par nombre de familles aujourd’hui.

La Belgique a également construit un budget de référence, et il est également utile pour l’éducation budgétaire. La confrontation des différentes méthodologies pourra constituer un axe de travail pour 2015. Au préalable, il sera nécessaire de trouver, au sein du mouvement familial européen, un consensus sur le modèle social à défendre permettant une meilleure prise en charge des situations de vulnérabilité.

|Ces riches échanges ont permis d’évoquer de possibles initiatives de la COFACE en 2015, en s’appuyant sur les actions des associations membres. En effet, prévenir la précarisation des familles est tout autant de la responsabilité de l’Union européenne que des Etats membres. -

@ : mbobbio@unaf.fr - rtherme@unaf.fr


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