Mouvement contre la constante macabre

Colloque "Pour des élèves et des étudiants heureux en travaillant : les atouts de l’évaluation par contrat de confiance (EPCC)

10/06/2014

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L’UNAF a assisté le 4 juin dernier au colloque organisé par le Mouvement Contre la Constante Macabre (MCCM) et a témoigné de son soutien pour la démarche de l’Evaluation par contrat de confiance (EPCC), mise en place par l’association MCCM. L’UNAF considère que cette nouvelle méthode d’EPCC apporte une vision optimiste des élèves, qui en s’entraînant, ont pour la grande majorité une chance de réussite. Enfin, l’entraînement que propose cette pédagogie permet aux élèves de mieux comprendre ce que les professeurs attendent d’eux, de se sentir mieux préparés et d’être plus confiants lors de l’examen.

Qu’est ce que le Mouvement contre la constante macabre ?

Ce mouvement, initié par le professeur André Antibi, dénonce le système d’évaluation des enseignants en France, qui consiste à mettre la moyenne de classe lors d’une évaluation autour de 10/20. En effet, les professeurs se sentent obligés de mettre systématiquement un certain pourcentage de mauvaises notes. André Antibi précise qu’il s’agit d’un phénomène de société, trouvant son explication notamment dans des raisons historiques, donc qui ne relèvent pas seulement de la responsabilité des professeurs. Ce type d’enseignement est un des facteurs explicatifs de l’échec scolaire et du mal être des élèves et des étudiants dans leur travail. Le professeur André Antibi, pour lutter contre cette « constante macabre », a mis en place l’Evaluation Par Contrat de Confiance (l’EPCC). Ce nouveau système d’évaluation repose sur plusieurs points : • la mise en place d’une séance de révision qui couvre l’ensemble du programme vu en cours. Les élèves sont informés qu’environ les 4/5 de l’épreuve porteront sur certains des exercices de la liste. • La mise en place d’une séance de questions réponses entre les élèves et le professeur sur les points que les élèves n’auraient pas totalement compris. • Dans l’élaboration du sujet, le professeur doit veiller à ce que l’examen ne soit pas trop long.

Chaque année, le professeur Antibi organise avec l’aide de Gérard Lauton, secrétaire du MCLCM, un colloque autour de cette problématique de constante macabre. Cette année, le thème du colloque était : « Pour des élève et des étudiants heureux en travaillant : les atouts de l’évaluation par contrat de confiance (EPCC)".

Le colloque a été ouvert par Alexandra Corbedard, adjointe à la mairie de Paris, chargée des Affaires Scolaires.

Puis, Florence Robine, directrice de la DGSCO a présenté le thème de la journée et les objectifs poursuivis par l’EPCC :
- la lutte contre les évaluations sanctions,
- la mise en place d’évaluation construite en cohérence avec l’enseignement, pour que les élèves ne soient pas confrontés à des choses qu’ils n’ont pas comprises. Cela permet aux élèves d’être plus en confiance, aussi bien avec eux-mêmes qu’avec le professeur.

Alexandra Corbedard, s’est exprimée autour de la confusion qui peut être faite entre la confiance et le laxisme. En effet, l’établissement d’une relation de confiance entre l’élève et le professeur ne signifie pas être laxiste et n’exclut pas l’exigence.

Enfin l’EPCC permet de favoriser le travail collaboratif entre les enseignants.

Les différentes organisations présentes ont exprimé leur soutien au projet. Elles étaient représentées par les associations et les syndicats (APPEL, FAPEE, FCPE, CGE, SNUIPP, UNAF) et les associations de lycéens et étudiants (FAGE, UNEF). Les établissements publics ou privés étaient aussi représentés.

Des professeurs de lycées étrangers ont témoigné : Espagne, Tunisie, République du Congo, Belgique. Tous ont globalement affirmé que le principe de constante macabre est également présent dans le système éducatif de leur pays, et que ce type de pédagogie est l’un des facteurs explicatifs de l’échec scolaire.

Les professeurs de collèges et lycées, qui ont mis en place l’évaluation par contrat de confiance, ont tous témoigné du succès et des avantages que la méthode de l’EPCC leur a apporté. En revanche, ils n’ont pas caché la réticence de beaucoup de leurs collègues sur la mise en place de cette méthode. Aujourd’hui en France, environ 50 000 enseignants pratiqueraient cette méthode pédagogique.

L’UNAF était représentée à cette rencontre par Sophie Galhié, du pôle "Education - Handicap - petite enfance".

@ : sgalhie@unaf.fr


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