Septembre 2014 - Application de la réforme des rythmes scolaires : positions de l’UNAF

01/09/2014

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La réforme des rythmes scolaires s’applique aujourd’hui mardi 2 septembre, dans toutes les écoles, sur l’ensemble du territoire alors qu’elle ne concernait pour l’instant que 22 % des écoliers.

Rappel des positions de l’UNAF

La réforme des rythmes scolaires devrait être bénéfique pour les enfants, car elle allège le rythme des journées et propose davantage d’activités « différentes » : culturelles, artistiques, ou sportives. A priori, elle doit permettre un plus grand équilibre de l’enfant et une plus grande « ouverture » de tous les enfants à des activités « autres ». Qu’un enfant trouve ici l’occasion de valoriser des potentialités différentes est bénéfique pour lui. L’expérimentation en 2013/2014 menée dans les 22% d’écoles a soulevé des questions (cf enquête UDAF de l’Isère). L’UNAF a demandé qu’elles soient prises en compte dans le cadre de la généralisation du dispositif cette année. Certains parents notamment expriment leur mécontentement, du fait du "chamboulement" des emplois du temps de la famille et d’une certaine fatigue ressentie par les enfants les plus jeunes.

La réforme est par ailleurs coûteuse, en des temps d’économies budgétaires nationales (150 € par enfant (selon l’AMF), ce qui est équivalent à 1 milliard d’euros par an, dont une participation sur 5 ans, jusqu’en 2017, de 913 € de la branche famille.).

Des pistes d’optimisation :
- Il manque des temps d’accompagnement scolaire de la part des enseignants (ou d’autres éducateurs), intégrés dans les nouveaux temps périscolaires. Ces temps étaient en effet prévus par la Concertation et seraient nécessaires pour que les élèves rentrent chez eux « tout travail fait ».
- Les organisations trop complexes sont à éviter. Une organisation identique chaque jour et régulière est plus équilibrante pour les enfants.
- Le samedi matin ne pourrait-il pas être choisi par davantage d’écoles ? Certains chrono biologistes le préfèrent au mercredi matin, il y aurait peut-être moins de problèmes de conciliation vie-familiale / vie professionnelle, les parents pourraient se rendre plus facilement à l’école ce jour-là … mais certaines familles ne le souhaitent pas.
- Ne faut-il pas aussi pour alléger l’intensité du suivi des programmes, prévoir deux semaines de vacances en moins l’été ?
- Ne faut-il pas conserver un rythme de 4 jours, sans temps d’activités périscolaires, pour les maternelles ?
- Si l’on s’intéresse à tous les temps de l’enfant, il serait utile que les acteurs économiques dont dépendent les temps des parents, soient associés pour mieux préserver l’équilibre vie familiale – vie professionnelle. Comment, par exemple, les parents à temps partiels qui ne travaillaient pas le mercredi matin peuvent-ils réaménager leurs temps de travail dans le cadre de cette réforme ?
- Comment enfin garantir une meilleure connivence entre l’école, les acteurs associatifs et les collectivités locales afin de s’accorder sur un projet éducatif commun qui soit cohérent pour les enfants pris en charge par des adultes très différents les uns des autres (enseignants, animateurs, ATSEM …) ?
- Il est par ailleurs absolument nécessaire d’inclure la prise en charge des enfants en situation handicap dans les nouveaux temps périscolaires.

L’ensemble de ces questions a été abordé en juillet dernier, lors de l’entretien du Président de l’UNAF, François Fondard avec le Ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, Benoît Hamon. Lire en rappel.

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@ : phumann@unaf.fr


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