L’UNAF a participé au colloque « La petite enfance, clé de l’égalité des chances »

22/09/2014

Affiche de l’évènement

Vendredi 12 septembre, la Cnaf, Terra Nova et l’Institut Montaigne ont invité l’ensemble des chercheurs, praticiens, experts de la petite enfance et décideurs publics à participer et à échanger autour d’un colloque "La petite enfance, clé de l’égalité des chances" organisé à l’Assemblée nationale. L’UNAF y était représentée. Il s’agissait de dresser un point d’actualité de l’état de la recherche sur cette politique publique et de l’avancement des réformes entreprises en France. Ce colloque, qui a permis de mettre en lumière les expérimentations locales les plus prometteuses, faisait suite à la publication d’un rapport de Terra nova intitulé « Lutter contre les inégalités commence dans les crèches. ».

Point d’unanimité entre tous les participants : développer des solutions d’accueil pour la petite enfance est un investissement utile socialement et rentable économiquement qui permet de prévenir les inégalités sociales. L’UNAF, pour qui l’accueil de la petite enfance est au cœur des préoccupations des familles, rappelle que, dans un contexte de pénurie de places, il est essentiel de contribuer à une politique volontariste de développement et de diversification de l’offre d’accueil. La question de la qualité de l’accueil de l’enfant doit être posée pour l’ensemble des modes de garde (crèches mais aussi assistantes maternelles, accueil par les parents) : des solutions innovantes doivent être introduites pour tous les enfants.

Point de discordance entre les intervenants et les auditeurs sur les modalités du développement des crèches ; les débats ont en effet montré des approches bien différentes.
- Pour certains, les priorités données aux familles les plus fragiles et en grande précarité dans l’attribution des places d’accueil en crèche et le conditionnement des financements publics territoriaux à l’accueil d’un pourcentage précis d’enfants défavorisés sont les réponses les plus efficaces pour lutter contre les inégalités.
- Pour d’autres, ces réponses sont source de stigmatisation et vont à l’encontre de l’idée de mixité sociale. De plus, elles éloignent l’accueil de la petite enfance d’un objectif de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle puisque la priorité n’est plus donnée aux couples ayant une activité professionnelle.
- D’autres encore soulignent que les critères économiques ne sont pas toujours les plus pertinents pour déterminer si l’enfant a besoin plus qu’un autre d’être accueilli en crèche.

Pour l’UNAF, la méthode la plus efficace pour favoriser l’accessibilité à tous les modes d’accueil est d’augmenter significativement le nombre de places : les besoins de l’ensemble des familles sont légitimes et devraient donner lieu à une réponse des Pouvoirs publics. Que ce soit pour retrouver son emploi, pour donner toutes les chances de réussite à son enfant, ou pour socialiser occasionnellement son enfant que l’on garde à la maison, toutes ces demandes sont en droit d’être satisfaites.

Certains programmes menés encore à titre expérimental à destination des enfants de 18 à 36 mois, qui permettent l’acquisition des compétences langagières à travers la sollicitation quotidienne et l’attention portée à l’enfant ont fait débat. Pour certains ces programmes sont identifiés à « haute qualité éducative », pour d’autres, ils mènent à une "sur-stimulation" de l’enfant qui minimise les vertus éducatives du jeu. Pour l’UNAF, les programmes ne doivent pas cibler uniquement l’enfant, mais s’appuyer sur la famille et construire un véritable partenariat avec elle dans l’intérêt de l’enfant.

@ : smartin@unaf.fr ; jpvallat@unaf.fr


Image : Affiche de l’évènement
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