Plusieurs projets de décrets soumis au vote des membres du Conseil supérieur de l’Education auquel l’UNAF a participé

22/09/2014

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Deux sujets figuraient à l’ordre du jour du Conseil supérieur de l’Éducation auquel l’UNAF, représentée par Patricia Humann, coordonnatrice du pôle "Éducation - Handicap - Petite enfance" était présente.

Une première série de trois décrets sur la scolarisation des enfants en situation de handicap précisait la formation et les conditions d’exercice du métier :
- des AESH (Accompagnants d’élèves en situation de handicap) - ex Auxiliaire de vie scolaire (AVS) dédiés à l’accompagnement individuel ;
- de l’équipe pluridisciplinaire pour l’élaboration du projet personnalisé de scolarisation ;
ainsi que les diverses dimensions de ce projet personnalisé de scolarisation.

Ces décrets, validés par le CNDPH et par les associations familiales du handicap ont été votés très majoritairement favorablement par le Conseil supérieur de l’Éducation. Pour sa part, l’UNAF s’est positionnée en faveur de ces trois décrets regrettant cependant, de même que d’autres représentants du CSE, un vide sur l’accompagnement des élèves pendant les temps périscolaires.

Une deuxième série de décrets portait sur un « droit opposable » pour des jeunes sortant sans qualification du système scolaire afin qu’ils puissent acquérir une formation notamment sous statut scolaire et ce jusqu’à l’âge de 25 ans, pour atteindre un diplôme du second cycle du secondaire.

De nombreuses critiques ont porté sur "l’utopie" de ces décrets qui ne résolvent pas :
- 1/ les besoins spécifiques de la population des décrocheurs en terme d’accompagnement,
- 2/ le manque de place pour les accueillir.
Si le jeune en effet se retrouve affecté d’office dans un lycée qu’il n’a pas choisi et sans prise en charge spécifique, il risque de décrocher une seconde fois "les mêmes causes engendrant les mêmes effets".

Ce droit opposable risque de créer, dans l’esprit des jeunes, un vain espoir.
L’UNAF s’est donc abstenue sur cette deuxième série de décrets qui portait sur un « droit opposable » pour des jeunes sortant sans qualification du système scolaire en raison du manque de moyens pour leur prise en charge.

@ : phumann@unaf.fr


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