La mise sous conditions de ressources des allocations familiales serait pour l’UNAF, "une voie désastreuse"

13/10/2014

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"Quand on voit les différents plans d’économie depuis 2012, l’on s’aperçoit que les familles ont déjà été mises à contribution à hauteur de 4 milliards. Nous considérons que les familles ont déjà payé !".
Dans une déclaration à l’Agence France Presse, le Président de l’UNAF, François Fondard, a réagi aux débats en cours en matière de politique familiale et notamment sur l’idée de faire varier les montants des allocations familiales en fonction des revenus. Rejetée clairement l’an dernier par le Président de la République, cette idée a été relancée par des députés socialistes autour de de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale. L’UNAF juge cette idée désastreuse qui signerait la disparition du principe d’universalité qui s’applique depuis 1945 à chaque branche de la sécurité sociale.

Réaction du président de l’UNAF à la réouverture du débat sur la mise sous condition de ressources des allocations familiales.

La ficelle est vraiment trop grosse !

En 2013, la branche famille a déjà fait l’objet d’économies drastiques. On nous avait dit : « acceptez la baisse du plafond du quotient familial, ou on mettra les allocations familiales sous conditions de ressources. ».

Heureusement, le Président de la République avait rappelé le principe d’universalité qui est au cœur de la politique familiale et avait rejeté cette voie désastreuse.

En effet, la mise sous conditions de ressources des allocations familiales, serait la fin du principe de solidarité horizontale au cœur de la politique familiale qui consiste à faire aider ceux qui ont charges d’enfants par ceux qui n’en n’ont pas, ou plus. C’est, à moyen terme, le risque de faire disparaître les allocations familiales et de mettre sous conditions de ressources les remboursements maladie.

L’UNAF le répète : le déficit de la branche famille (3,17 milliards d’euros en 2015) est principalement dû à des charges venant de la branche vieillesse (plus de 9 Milliards d’euros-moitié sur Assurance vieillesse des parents au foyer, moitié sur majorations de pension). L’an dernier, il a été décidé de maintenir le déficit de la branche famille en la privant des recettes de la fiscalisation des majorations de pension (1,2 milliard).

Aujourd’hui, il serait injuste de ne faire payer, une fois de plus, que les familles avec enfants pour un déficit dû à d’autres branches.
Parmi les 3 branches de la sécurité sociale, la branche famille est la seule branche structurellement saine… il serait irresponsable de la remettre en cause jusque dans ses fondements.

Retombées médiatiques.


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