L’UNAF a réuni les présidents des UDAF et URAF et les directeurs des UDAF

20/10/2014

Laurent Clévenot (Secrétaire général), François Fondard (Président), Guillemette Leneveu (Directrice générale) à la tribune de la rencontre des présidents d’UDAF et d’URAF et des directeurs D’UDAF, Paris, 18 octobre 2014

Samedi 18 octobre dernier, l’UNAF a réuni à Paris, l’ensemble des Présidents des Unions départementales et régionales des associations familiales ainsi que les Directeurs d’UDAF, pour leur rencontre annuelle. François Fondard a présenté les grands sujets d’actualité familiale et les enjeux liés aux réformes en cours. Il s’est longuement exprimé sur le caractère désastreux des dernières annonces du Gouvernement en matière de politique familiale. Pour l’UNAF, ce sont les grands principes fondamentaux de la politique familiale qui sont remis en cause avec notamment une brèche principe d’universalité qui s’applique depuis 1945 à chaque branche de la sécurité sociale.

Déclaration du Président.

Nous sommes totalement opposés à la mise sous condition de ressources des allocations familiales et à toute modulation.

Il y a moins d’un an, le Président de la République avait tranché pour le maintien de l’universalité. Il avait ajouté : « chaque famille a les mêmes droits pour les allocations familiales ». A la place, les familles ont été mises à contribution à hauteur de 1,2 milliard d’euros par une 2e baisse du quotient familial.

Depuis 2012, avec les plans d’économies successifs sur la branche famille, ce sont plus que 4 milliards qui ont été demandés aux familles. Elles ont déjà payé !

Aujourd’hui, c’est reparti… Pour l’UNAF, la modulation ou la mise sous conditions de ressources des allocations est impossible :

- Impossible car c’est un leurre. On veut enlever à certaines familles, mais sans rien donner de plus aux autres !

Au début, on fait croire que ce sont les plus aisés qui vont payer… après, il suffira de baisser le plafond pour faire davantage d’économie en évinçant encore plus de familles.

- Impossible car c’est injuste. Cette mesure porte spécifiquement atteinte aux familles nombreuses alors que leur pouvoir d’achat est déjà amoindri par la charge d’enfants.

Elle porte atteinte à ces familles qui sont les plus contributrices à la solidarité nationale par leurs cotisations et leurs impôts.

- Impossible car c’est dangereux. C’est la fin du principe de solidarité horizontale, également applicable à l’assurance maladie, selon lequel on cotise selon ses ressources et l’on reçoit selon ses besoins.

Cette mesure ouvrirait une brèche dans l’ensemble du système de protection sociale, d’abord les allocations familiales et ensuite les remboursements de santé modulables selon les ressources.

Autre injustice, avec l’obligation de partage du congé parental de 12 mois, la plupart des familles ne pourront pas partager, elles vont donc perdre 1 an d’indemnisation : ce sont les plus modestes qui en seront victimes !

Vidéo-animation : conséquences de la mises sous conditions de ressources des allocations familiales

Vidéo-animation : conséquences de la réforme de l’indemnisation du congé parental sur l’accueil de la petite enfance


Image : Laurent Clévenot (Secrétaire général), François Fondard (Président), Guillemette Leneveu (Directrice générale) à la tribune de la rencontre des présidents d’UDAF et d’URAF et des directeurs D’UDAF, Paris, 18 octobre 2014
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