L’UNAF a assisté à la remise du 5e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat - conclusion : "le temps presse !"

10/11/2014

Photo de la remise du 5e rapport du GIEC

A l’occasion de la remise de son 5e rapport, la ministre de l’écologie et du Développement durable, Ségolène Royal, ainsi que le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, avaient invité le président du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le Dr Rajendra Kumar Pachauri à présenter ses conclusions. L’UNAF, représentée par Dominique Allaume-Bobe, vice-présidente, présidente du département "Habitat-Cadre de vie" assistait à la rencontre.

Dans un premier temps, la ministre a rappelé combien la France avait bien compris le message "le temps presse" et que la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte devait répondre à ces objectifs en proposant un nouveau mode de société. Réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES), réduire la consommation d’énergie totale, développer les énergies renouvelables : tels sont les objectifs prioritaires du gouvernement. Mais cela exigera aussi la mobilisation de tous : État, collectivités territoriales, ONG et citoyens.

Pour les familles, il s’agira de modifier des gestes quotidiens et aussi d’éducation. D’ailleurs, l’éducation à l’environnement sera une clé importante et il faudra mobiliser les jeunes autour de ces enjeux lors de la Conférence Paris Climat 2015 (COP21).

Puis, le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, a souligné le travail considérable du GIEC et son rapport, qui est incontestable ! : "Les climato-sceptiques n’ont plus guère de relais dans l’opinion, les climato-fatalistes sont dangereux car sans réaction mais les climato-volontaristes doivent réagir, et vite, car le temps presse, et plus on attend, plus l’addition sera lourde !" C’est la raison pour laquelle la COP21 de l’année prochaine à Paris sera si importante. Elle permettra aux différents pays de prendre des engagements et de présenter leurs projets concrets autour de ces enjeux.
Le ministre a rappelé la phrase de Ban Ki Moon, secrétaire général de l’ONU, "il n’y a pas de plan B pour la planète". Il revient aux gouvernements d’être responsables (ce qui signifie littéralement "apporter des réponses").

Le Dr Pachauri a rappelé combien le GIEC était engagé au service de l’humanité toute entière et voulait lui assurer un avenir sécurisé... et stable.

Quelques messages-clé délivrés par ce 5e rapport :
- l’influence de l’homme sur le climat est clairement établie mais nous avons encore les moyens de limiter le changement climatique en réduisant fortement nos émissions de GES. Ce sont surtout les secteurs de production d’énergie puis l’agriculture, l’industrie, les transport et enfin l’habitat qui émettent le plus (respectivement : 35%, 24%, 21%, 14% et 6,4%).
Ce réchauffement a des impacts sur les océans, sur l’eau et donc aussi sur l’agriculture et l’alimentation, avec des risques de famines qui peuvent réapparaître... On peut prévenir ces impacts à la fois par l’adaptation au changement climatique mais aussi par l’atténuation avec l’aide de nouvelles technologies pour "décarboner" la fourniture d’énergie. Le changement climatique doit être une chance de changer de société et le Dr Pachauri de conclure en rappelant une phrase de Gandhi : "Si tu veux le changement, sois ton propre Changement".

 Remise du 5e rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat

Site à consulter.

@ : ssitbon@unaf.fr


Image : Photo de la remise du 5e rapport du GIEC
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