INC : l’UNAF a participé à un colloque sur la consommation collaborative : "Consommer ensemble autrement"

17/11/2014

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L’UNAF, représentée par Dominique Allaume-Bobe, vice-présidente, présidente du département "Habitat - Cadre de vie" a été invitée par l’Institut national de la Consommation, à s’exprimer sur la consommation collaborative au cours d’un colloque organisé au Ministère de l’économie , de l’industrie et du numérique le vendredi 7 novembre dernier.

La consommation collaborative est une expression nouvelle, de plus en plus reprise dans les médias, qui englobe l’échange de biens et de services, à titre onéreux ou pas, entre voisins ou entre "pairs" par l’intermédiaire, le plus souvent, d’une plateforme Internet (Blablacar, leboncoin...). Le journal britannique "The Times" a même désigné la consommation collaborative comme " une des dix idées qui va changer le monde".
Basée sur le partage et la confiance, elle peut apparaître comme une "mode" alors qu’elle semble beaucoup plus être le fruit du manque de revenu pour acquérir des biens et une réponse à l’épuisement des ressources mondiales de matières premières.

Les familles n’ont pas attendu le 21ème siècle pour mettre en pratique ces nouvelles façons de consommer : dans les années 50, des associations familiales s’organisaient pour l’achat de machines à laver le linge, alors toutes nouvelles et très onéreuses, pour favoriser leur utilisation en commun. Puis ces méthodes sont tombées en désuétude. Mais depuis la crise économique que nous traversons et qui semble ne pas vouloir finir, la consommation collaborative reprend car elle permet de "retrouver du pouvoir d’achat sans avoir plus de revenu".

Si les facteurs économiques sont les premiers cités par les utilisateurs, les facteurs sociaux ne sont pas oubliés et représentent même un aspect non négligeable du processus : solidarité, partage, convivialité... En somme, toutes les valeurs développées par les associations familiales. L’aspect environnement pèse moins dans le choix mais les impacts, à ce niveau, sont tout de même importants. De même, il conviendrait d’intégrer à la réflexion des éléments de fiscalité : à titre d’exemple, les transactions de la consommation collaborative échappent pour partie à la TVA.

Le colloque a aussi beaucoup insisté sur la protection des consommateurs. Dans la mesure où on ne peut parler de droit de la consommation entre simples particuliers, seul le Code civil s’applique. Il semble dans ce cadre nécessaire de clarifier le régime applicable à ce type de consommation, notamment en améliorant l’information des parties en présence des règles à respecter et des risques encourus en cas de dégradation du "bien prêté" ou loué, et en sécurisant au maximum les transactions.

La conclusion du colloque soulignait la nécessité de protéger les consommateurs, sans toutefois durcir de trop la réglementation, au risque de bloquer l’émergence de ce nouveau mode de vie.

En complément, numéro de « 60 Millions de consommateurs » qui présente les résultats de l’enquête

@ : sitbon@unaf.fr


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