Journée des 10 ans du CIAAF - Aidant familial : de l’invisibilité à la reconnaissance

UNAF et CIAAF : des convictions partagées

07/04/2015

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Le 26 mars dernier, le Collectif Inter-associatif d’Aide aux Aidants Familiaux (CIAAF) dont l’UNAF est un membre actif, s’est réuni pour dresser un bilan des avancées législatives et concrètes mises en place en faveur des aidants et aborder les enjeux de leur représentation. Le répit, les droits sociaux, le soutien moral, la formation, l’information, la conciliation vie familiale et vie professionnelle, étaient au nombre des thématiques proposées lors de cette journée d’échanges, moment symbolique pour le collectif représentant l’aboutissement de 10 années de mobilisation pour la reconnaissance des aidants familiaux.

Dès 2004, les mouvements familiaux spécialisés sur le handicap ont souhaité se réunir et réfléchir à la question spécifique des aidants familiaux. L’UNAF, de par sa vision familiale de la question du handicap a dès le début adhéré et soutenu cette volonté en rejoignant le Collectif dont l’objectif est de faire reconnaître le rôle et la place de tous les aidants familiaux quelle que soit l’origine de la perte d’autonomie, de la situation de handicap, de la maladie ou de l’âge de la personne aidée et de défendre leurs intérêts.

Au fil de ces 10 années de mobilisation, les Pouvoirs publics ont pris conscience de la nécessité de prendre en compte les aidants et de leur accorder des droits (droit en matière de retraite, droit au répit, droit aux dédommagements, droit à la formation…) mais beaucoup reste à faire.

Le Président de l’UNAF qui a ouvert la rencontre au cours de laquelle est intervenue notamment Brigitte Lamarre , administratrice de l’UNAF en charge du Handicap, est revenu sur l’attachement de l’Institution à la problématique et à la défense des aidants (80% des aidants sont issus de la famille proche), et du terme "aidant familial" (l’idée n’étant pas d’exclure une partie des aidants, mais de souligner la dimension éminemment familiale de cette aide). Pour répondre au défi de la perte d’autonomie, l’UNAF et le CIAAF militent en faveur d’une complémentarité entre la solidarité familiale et la solidarité nationale. L’aide familiale ne doit pas être un prétexte au désengagement de l’état.

S’agissant du projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement actuellement en discussion, François Fondard reconnaît que le texte comporte de nombreuses dispositions importantes et encourageantes mais il déplore qu’il n’apporte pas de solutions sur les restes à charge encore trop élevés supportés par les personnes âgées et leur famille.

Enfin, au-delà de l’UNAF, de nombreuses UDAF s’engagent sur ce thème dans les départements (voir le numéro de la revue « Réalités Familiales » sur les aidants familiaux (+ lire). Notons que deux d’entre elles portent également des CIAAF locaux.

Rappel du programme


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