L’UNAF rencontre la Défenseure des enfants

11/05/2015

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Geneviève Avenard, Défenseure des enfants, a souhaité rencontrer la Directrice générale de l’UNAF, Guillemette Leneveu, le 4 mai dernier, pour évoquer l’actualité respective des deux institutions.

Parmi les sujets abordés : les conditions d’accès aux cantines scolaires notamment pour les enfants pauvres, l’accès des enfants handicapés aux nouvelles activités périscolaires, la participation de l’UNAF à la rédaction du rapport alternatif de l’UNICEF sur l’application de la Convention internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) en France ou encore, le soutien apporté par l’UNAF à la motion de l’Association française des magistrats de la jeunesse et de la famille défendant la spécificité de la justice pénale des mineurs.

Cet échange a aussi été l’occasion pour l’UNAF, d’évoquer le programme Ambassadeurs Pédagojeux, collectif animé par l’UNAF, qui vise à étendre l’information et la sensibilisation des parents sur les jeux vidéo à un plus large public, et qui a reçu le label Défenseur des droits créé à l’occasion du 25ème anniversaire de la Convention des droits de l’enfant. L’UNAF a ainsi rappelé que ce collectif "Pédagojeux" avait reçu le soutien de l’ancienne Défenseure des enfants. L’UNAF a proposé que les jeunes ambassadeurs des droits auprès des enfants (JADE) soient des relais de ces informations et que l’UNAF concourt à leur information sur ces sujets.

Par ailleurs, l’UNAF a attiré l’attention de la Défenseure des enfants sur les enfants pupilles de l’Etat. Elle lui a présenté le guide qu’elle a réalisé à destination des représentants siégeant dans les conseils de familles, qui vise à aider les conseillers dans leur importante mission d’accompagnement des enfants concernés.

Par ailleurs, elle a alerté la Défenseure des enfants sur les dispositions de la loi du 26 juillet 2013 relatives à l’arrêté d’admission en qualité de pupilles de l’Etat. En effet, l’UNAF considère que ces dispositions ne permettent pas de répondre de manière satisfaisante à l’exigence posée par le conseil constitutionnel qui a demandé au législateur de trouver un juste équilibre entre la sécurisation du statut de pupille de l’Etat et le droit des personnes ayant qualité à agir pour contester l’arrêté. L’UNAF estime qu’une incertitude subsiste manifestement sur le statut des enfants pupilles de l’Etat, et celui des enfants adoptés.

Enfin, il a été confirmé l’intention des deux institutions de passer une convention-cadre pour la mise en place d’actions parallèles ou conjointes sur tous les sujets partagés concernant les familles et les personnes vulnérables.


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