Conseil économique, social et environnemental : Une école de la réussite pour tous & La bonne gestion des sols agricoles : un enjeu de société

18/05/2015

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Deux avis ont été examinés par le groupe de l’UNAF à l’occasion de la session des 12 et 13 mai 2015 de l’Assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental :
- Une école de la réussite pour tous, rapporteure Mme Marie-Aleth Grard au nom de la section de l’éducation, de la culture et de la communication ;
- La bonne gestion des sols agricoles : un enjeu de société, rapporteures Mmes Agnès Courtoux et Cécile Claveirole au nom de la section de l’agriculture, de la pêche et l’alimentation

Déclarations du groupe de l’UNAF

Une école de la réussite pour tous

La méthode de travail pour cet avis fut atypique et originale mais sans elle, la richesse des témoignages de nombre d’enfants et de leurs familles n’aurait pas été portée à notre connaissance. La grande pauvreté définie dans le rapport du CESE en 1987 par le Père Joseph Wresinski prend tout son sens : les inégalités à l’école persistent, puissent les préconisations de cet avis les faire disparaître et cesser de culpabiliser les familles.

Le Groupe de l’UNAF souligne l’intérêt de ce travail, qui même s’il n’est pas exhaustif, donne des repères, trace des pistes utiles pour que cesse l’éloignement de certains élèves et de leur famille de l’école.

L’avis cite l’expérience des Maisons Familiales Rurales, qui dans son organisation permet aux parents de prendre des responsabilités au sein de l’association et à participer à l’éducation de leurs enfants aux cotés des formateurs.

Le présent avis constitue un inventaire détaillé des initiatives qui existent partout en France et qui visent à une Ecole de la réussite pour tous. Le Groupe de l’UNAF s’est concentré sur les recommandations tenant à la découverte et à la compréhension du milieu, sur celles, qui visent à reconnaître les parents comme un maillon essentiel tout en retenant la mise en œuvre de pédagogies collaboratives. Le croisement des savoirs, des connaissances est indispensable pour faire évoluer les représentations. Les enseignants et les parents doivent réapprendre à s’écouter. Aujourd’hui, les deux se croisent, se méfient et communiquent peu, parfois, s’affrontent, là où ils devraient collaborer pour le bien de l’enfant. Les conseils des écoles en sont témoins. Les parents présents sont ceux qui comprennent les codes de l’école. L’ouverture de l’école ne signifie pas développer des projets en dehors de l’école mais permettre à toutes les parties prenantes au fonctionnement de l’école d’y être accueillies. Cette ouverture est une clé de la réussite des enfants, voulue par tous les parents.

Donner toute leur place mais rien que leur place aux parents dans la vie de l’école : c’est la complémentarité de l’école et de la maison qui doit être mieux appréhendée dans la méthode éducative et ceci pour le bien-être des enfants à l’école et augmenter ainsi leur capacité d’apprentissage. L’UNAF est attachée à ce que, dans l’école, existe un lieu pour les parents. Il ne s’agit pas de laisser croire que les parents seront interventionnistes mais ce lieu peut être un moyen pour les parents d’échanger entre eux sur leurs préoccupations ou leur vécu.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.

La bonne gestion des sols agricoles : un enjeu de société

L’avis donne un éclairage actualisé de la citation attribuée à Antoine de Saint-Exupéry « Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants. ». Il constitue un travail très bien documenté sur les sols agricoles.

L’avis respecte un équilibre dans les différents usages des sols et, sur ce point, le Groupe de l’UNAF partage pleinement le principe selon lequel la consommation des sols par les familles doit rester dans la proportion de l’accroissement naturel de la population. Ce primat ainsi posé, il ne faut pas remettre en cause, au nom de l’artificialisation des sols ou bien encore de la réduction trop importante des terres agricoles, l’aspiration des français à devenir propriétaire d’une maison individuelle avec jardin. Bon nombre d’enquêtes en témoigne et deux peuvent être citées :
- celle de TNS/SOFRES en 2007, qui nous montre que près de 9 français sur 10 souhaitent vivre en maison,
- et celle du Credoc de 2008, qui souligne que 83% des aspirants à la propriété souhaitent une maison individuelle.

Le logement joue un rôle déterminant dans la stabilisation de la famille et dans sa capacité à se projeter dans l’avenir pour accueillir des enfants et garantir son bien-être. Tous ces éléments le démontrent et l’avis le reprend justement ; pour concilier bonne utilisation des sols, respect des attentes et besoins des familles, la solution passe aussi par un nécessaire rééquilibrage au profit de l’habitat ancien de certaines mesures fiscales, qui depuis plusieurs décennies ont incité essentiellement à la construction de bâtiments neufs.

L’enjeu de cette réorientation des politiques publiques de l’habitat et de l’urbanisme est de revitaliser les centres-bourgs, qui sont des lieux importants de l’aménagement des territoires pour apporter les services aux publics nécessaires à la vie quotidienne des familles.

Enfin le Groupe de l’UNAF partage la préconisation de l’avis, qui vise à limiter l’emprise des centres commerciaux périurbains et à rechercher un équilibre en faveur des commerces de centre-ville. Cette demande est particulièrement forte en zones rurales où les acteurs ont la volonté de renforcer le rôle des centres-bourgs comme animateurs et forces de rayonnement des territoires. Là aussi l’enjeu d’aménagement durable des territoires est fort pour le bien-être des familles, la présence d’artisans et commerçants et la préservation des sols agricoles.

Le Groupe de l’UNAF a voté l’avis.


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