L’UNAF a participé à la journée d’études « Handicap et Technologies de l’Information et de la Communication (TIC)"

22/06/2015

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Lundi 9 juin dernier, l’UNAF, représentée par Jeanne Le Penglaou, chargée de mission au pôle TIC, a participé à la journée d’études « Handicap et Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) : une approche par les Sciences Sociales ». Les différents intervenants ont abordé les thèmes de l’évolution des prothèses et leur impact sur la perception du handicap (Ugo Pavan Dalla Torre), les « enhancement technologies » (que l’on pourrait traduire par « technologies mélioratives ») (Christophe Lazaro), l’apport des technologies en matière de communication (Johann Chaulet) et d’éducation (Jean Horvais), l’expérience utilisateur (Raghid Samout ), l’accessibilité physique simplifiée par les technologies (Clément Marquet) et l’accessibilité numérique et ses freins (Samuel Thibault et Sébastien Hinderer).

En se développant à grande vitesse, les TIC ont fait évoluer les aides pour les personnes en situation de handicap, leur permettant une plus grande autonomie.

Pour Johann Cholet, chargé de recherche au CNRS et atteint d’une myopathie, par exemple, son smartphone lui permet de lire et d’écrire plus facilement, de mettre de la musique dans son salon etc..., il l’utilise en quelque sorte comme une télécommande universelle lui permettant d’être en permanence connecté. Si cette aide a ses limites (il a besoin qu’un aidant lui pose la main sur son smarthphone) elle lui offre de larges possibilités d’échanges.

Les technologies ont aussi permis à des personnes en situation de handicap d’accéder à des contenus dont ils étaient autrefois privés. Samuel Thibault (maître de conférences à l’Université de Bordeaux) et Sébastien Hinderer (Ingénieur au Service Expérimentation et Développement Informatique à l’INRIA) nous ont présenté le cas des personnes malvoyantes ou non voyantes. Si certains contenus numériques sont accessibles à ce public, ce n’est pas le cas de tous. Pour S. Hinderer et S. Thibault, ceci n’est pas freiné par des problèmes techniques mais par un manque de sensibilisation des développeurs au handicap.

La journée était organisée par le GT "Handicap et Société" qui a pour objectif de mettre en réseau de jeunes chercheurs travaillant sur les problématiques du handicap. Pour plus d’information, consultez le site phs.ehess.fr.

En favorisant peu à peu l’autonomie des personnes en situation de handicap, les technologies allègent une partie des tâches des aidants familiaux (smartphone permettant de contrôler la lumière et la musique, applications permettant aux personnes non-voyantes de sortir seules plus facilement, lecture facilitée…), sujet sur lequel l’UNAF est engagée au sein du CIAAF.

@ : jlepenglaou@unaf.fr


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